• De plus en plus de déchets jonchent les voies qui mènent jusqu’au sommet de l’Everest.
  • Il est très difficile de les emprunter à pied, au vu des conditions extrêmes.
  • Une entreprise chinoise a offert deux drones de transport lourd aux autorités népalaises pour les assister dans leur nettoyage.

Suivez la couverture complète

La Matinale

Entre la Chine et le Népal, le mont Everest, qui culmine à 8849 mètres d’altitude, attire chaque année des milliers de grimpeurs. Une surfréquentation qui s’accompagne d’une montagne de déchets : tentes, duvets, plastiques, bouteilles d’oxygène, excréments… Le toit du monde est aussi la « décharge la plus haute du monde ». Or, il est très difficile de nettoyer les pentes de cette ascension mythique, car les conditions sont extrêmes : le terrain est accidenté, les grimpeurs sont épuisés et fatigués par le manque d’oxygène, et de violentes tempêtes peuvent survenir brusquement.

Face à ce constat, les acteurs locaux ont décidé de recourir à l’utilisation de deux drones gros porteurs, d’une valeur de 17.000 euros chacun, fournis gracieusement par une entreprise chinoise. Le recours à ces appareils télécommandés est plus efficace, plus économique et plus sûr que les autres méthodes, selon Tshering Sherpa, responsable du comité de contrôle de la pollution de Sagarmatha, une ONG dédiée à la protection du fragile écosystème de l’Himalaya. 

Après un premier essai concluant sur un sommet voisin, l’Ama Dablam, le système a été testé entre avril et juin dernier sur l’Everest. Pilotés depuis le camp 1, à 6.065 mètres d’altitude, les deux appareils ont déjà pu récupérer près de 300 kilos de déchets. En outre, ces drones sont utilisés pour transporter du matériel d’escalade (bouteilles d’oxygène, échelles, cordes) et limiter les montées dangereuses des sherpas. 

Pour tenter de préserver encore davantage l’Everest, le Népal a décidé d’augmenter les frais de permis pour accéder au sommet. Ils vont passer de 11.000 dollars à 15.000 dollars. En parallèle, ils ont supprimé les frais d’ascension pour 97 autres sommets, pour attirer les alpinistes et les grimpeurs sur d’autres sentiers. 

Emma ALLAMAND

Partager
Exit mobile version