- Les obsèques de Loana, première vedette de la téléréalité en France, se sont déroulées ce vendredi 10 avril à Nice où elle a été retrouvée morte à son domicile à l’âge de 48 ans.
La cathédrale du Vieux-Nice était pleine vendredi, avec au premier rang Steevy Boulay, pour dire adieu à Loana, première vedette de la téléréalité en France, morte à 48 ans après un itinéraire chaotique qui a marqué toute une génération.
Au côté de l’ancien « lofteur », un petit condensé de l’émission pionnière de la téléréalité, il y a 25 ans, qui avait propulsé Loana vers la célébrité : la productrice Alexia Laroche-Joubert, le présentateur Benjamin Castaldi ou le couple Julie et Christophe Mercy, l’autre gagnant de la saison 1 de cette émission controversée devenue culte.

Le cercueil rose rehaussé d’un cœur en argent était porté par des employés des pompes funèbres portant des cravates roses et des fleurs blanches à la boutonnière.
Sur la photo devant l’entrée de la cathédrale Sainte-Réparate, Loana salue tout sourire dans un top dénudé rose clair. C’était en 2001, elle descendait les Champs-Élysées telle une star après avoir passé dix semaines filmée 24H/24 par les caméras de M6 et remporté cette première édition de « Loft Story ».
Et devant l’autel, un portrait plus sobre, veste noire chic et longues boucles d’oreilles. Ce sont donc ces images-là que ses proches ont voulu que le public, venu nombreux contrairement au monde de la télévision, retienne alors que les dernières années de Loana ont été marquées par la précarité, les violences et les addictions. Le 25 mars, son corps a été découvert dans son petit appartement proche de la gare de Nice, à côté de celui de son chien.
La cérémonie religieuse, fermée aux caméras, a été sobre, entre lectures religieuses et interprétation à l’orgue du « rêve bleu » du dessin animé de Disney, Aladdin
. Laurent Amar, ami de Loana, était également présent, comme le mannequin Jérémy Bellet, ainsi qu’Eryl Prayer, arrivé en larmes.
Loana Petrucciani (de son nom complet) devait être ensuite incinérée dans l’intimité. La France l’avait découverte au printemps 2001 lorsqu’elle a vécu avec d’autres anonymes le Loft. Elle avait 21 ans et s’était vite distinguée par sa blondeur, ses ébats dans la piscine mais aussi son évidente vulnérabilité.
Après, Loana avait tenté différentes reconversions : mannequin pour Jean-Paul Gaultier, styliste pour une ligne de vêtements portant son nom, animatrice TV sur des chaînes du câble… Mais le conte de fées a rapidement viré au cauchemar.
Déjà fragile – victime d’un père incestueux et obligée à 19 ans de confier sa fille Mindy aux services sociaux –, Loana avait connu un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.
Quand les pompiers ont découvert son corps, le décès remontait à plusieurs jours. L’hypothèse d’une chute en arrière a été envisagée mais l’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes du décès avec certitude. Des analyses pour détecter la présence de produits toxiques ou d’éventuelles pathologies sont encore en cours. « Elle incarnait une innocence brute dans un monde qui ne pardonne rien »
, avait commenté à l’annonce de son décès Benjamin Castaldi, sur Instagram.

