• La ligne téléphonique d’écoute 3919, destinée aux femmes victimes de violences conjugales, est désormais complétée par un tchat.
  • Il est possible d’échanger avec des répondantes professionnelles du lundi au vendredi sur le site de la Fédération nationale Solidarité Femmes.

Un outil de plus pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales. La Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF) annonce ce lundi le lancement du tchat du 3919, qui était jusqu’alors une ligne d’écoute dédiée (nouvelle fenêtre) exclusivement téléphonique. Après une phase de test menée depuis novembre, le dispositif est désormais lancé pour de bon, avec une « équipe de répondantes » joignable du lundi au vendredi de 13 à 20 heures sur le site de l’association (nouvelle fenêtre)

Tout comme la ligne téléphonique, ce tchat gratuit « n’est pas un canal d’urgence mais d’écoute, d’information et d’orientation » pour les femmes victimes de violences conjugales de tout ordre, des atteintes physiques et sexuelles à la cyberviolence, détaille la FNSF dans un communiqué. En cas d’urgence (nouvelle fenêtre), elle rappelle qu’il faut joindre le 17 (ou le 112 par SMS). 

Des professionnelles « formées à l’écoute et à la prise en charge »

Cet outil de discussions en ligne viendra « compléter la ligne téléphonique », quant à elle joignable 24h/24 et sept jours sur sept, gérée par l’organisation depuis plus de 30 ans. Il « répond à un besoin spécifique : pouvoir parler des violences à l’écrit ». « Pour certaines femmes, passer un appel téléphonique peut représenter un frein. Le tchat offre ainsi une alternative sécurisante, permettant une première prise de contact et une libération de la parole (nouvelle fenêtre)« , souligne le communiqué.

La Fédération mentionne aussi un soutien apporté aux femmes expatriées, qui peuvent ainsi trouver « une écoute et une aide depuis l’étranger ». Lors de la période d’expérimentation, plus de 200 échanges ont été réalisés en deux mois et demi seulement. 

Les répondantes sont toutes professionnelles, « formées à l’écoute et à la prise en charge des femmes victimes de violences (nouvelle fenêtre)« . L’association souligne d’ailleurs ne pas recourir à l’intelligence artificielle : « l’écoute, l’empathie, l’intelligence émotionnelle et la compréhension fine des situations de violences conjugales sont au cœur de l’accompagnement proposé », écrit-elle, autant de « compétences (qui) ne peuvent être automatisées » selon elle.

Selon les derniers chiffres de la FNSF, la ligne téléphonique 3919 a connu en 2024 une « année record », avec « plus de 100.000 appels pris en charge » (nouvelle fenêtre). L’association avait alors appelé le gouvernement à soutenir davantage financièrement les associations de terrain, vers lesquelles les victimes sont réorientées. Sans quoi elles « ne pourront plus assurer un accompagnement spécialisé de qualité pourtant nécessaire pour la sortie des violences et la reconstruction des femmes et des enfants »

Sur la même année, le ministère de l’Intérieur a recensé quelque 272.400 victimes de violences conjugales, en très grande majorité des femmes, soit une hausse de 0,4% par rapport à l’année précédente, qui avait été marquée par une forte progression de ces violences. 

M.L.

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