
Les patrons sont inquiets et François Bayrou ne les a pas vraiment rassurés. Quatre jours après avoir annoncé qu’il solliciterait, le 8 septembre, un vote de confiance de l’Assemblée nationale, le premier ministre s’exprimait à l’université du Medef, à Roland-Garros, jeudi 28 août.
« Il y a de l’inquiétude et de la crispation chez les chefs d’entreprise », a rappelé Patrick Martin face à la presse, jeudi. Le président du Medef s’est dit « en partie rassuré quand François Bayrou a répété que rien ne sera fait, en tout cas sous sa gouverne, qui pourrait porter atteinte à la compétitivité et à la croissance ». Mais le patronat ne goûte guère l’instabilité politique provoquée par la décision du locataire de Matignon. « On a le talent singulier dans notre pays de surajouter des difficultés à d’autres », juge M. Martin.
Les dirigeants d’entreprise partagent en tout cas l’analyse de la situation et les solutions qu’il propose pour réaliser 44 milliards d’euros d’économie en 2026. Comme pour l’exécutif, toute hausse d’impôts ou réduction des exonérations de cotisations reste, pour eux, totalement inenvisageable. « Face à la compétition entre les pays, il faut que les uns et les autres se départissent d’approches idéologiques, soient pragmatiques et extrêmement précautionneux, y compris sur la question des hauts patrimoines », a martelé le président du Medef.
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