- Le poisson en conserve est une alternative au poisson frais.
- Les mentions sur les boîtes peuvent prêter à confusion.
- Maud Descamps fait le point dans « Bonjour ! La matinale TF1 ».
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vie pratique
Des étiquettes qui peuvent induire en erreur. Ce mercredi 15 avril, Maud Descamps revient sur les informations affichées sur les conserves de poissons dans « Bonjour ! La matinale TF1 ». La journaliste rappelle que cette alternative au poisson frais est particulièrement prisée, notamment en raison de son prix « deux ou trois euros la boîte »
. Désignant plusieurs boîtes de sardines, maquereaux et thon, elle tempère que, si c’est une bonne alternative, « encore faut-il réussir à lire les étiquettes »
. Sur une des boîtes de sardines, elle montre la mention, bien visible, « Pêche 100% locale »
. Mais en la retournant, elle montre, écrit en petits caractères : « la conserverie garantit une pêche locale à l’exclusion des filets de sardines »
.
Contactée par Maud Descamps, la conserverie explique que les sardines entières présentes dans sa boîte proviennent bien de la pêche locale, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, mais que les filets de sardines ne sont pas locaux. « Pas d’entourloupes »
, donc, conclut la journaliste, qui y voit plutôt un étiquetage toujours « pas clair »
alors que de plus en plus de consommateurs doutent de la fiabilité des produits qu’ils achètent.
Zones de pêche inscrites en petits caractères
Pour mieux se repérer dans la multitude de mentions sur les conserves de poisson, la journaliste liste quelques astuces. « On se méfie des drapeaux bleu-blanc-rouge »
, commence-t-elle. Elle désigne une des boîtes rapportées en plateau sur laquelle on peut voir le fameux drapeau français, en plus d’une mention « mis à la main en boîte »
. Cependant, le tampon (obligatoire sur toutes les boîtes), indique que le poisson a été pêché en « Océan Atlantique Nord-Est »
. « J’ai regardé sur Internet, c’est en fait assez vaste, ça va de la pointe de l’Espagne à la mer Baltique »
, explique-t-elle, carte à l’appui. « Votre sardine peut parler français, espagnol, anglais, danois ou encore norvégien. »
Même problématique pour la boîte de thon en plateau, sur laquelle il est écrit en tout petit que le poisson vient des Seychelles.
Les labels, eux non plus, ne garantissent pas toujours une provenance française, continue Maud Descamps, qui prend en exemple le Label Rouge. « Un autre label, MSC, est censé nous garantir une pêche durable. Mais plusieurs associations disent que les zones ne sont pas assez définies et que ce n’est pas bon pour la biodiversité »,
rapporte la journaliste. Un problème d’informations et de transparence, acquiesce l’équipe en plateau en conclusion.

