• Comme les humains, les chiens peuvent être sujets à la surcharge pondérale.
  • Certaines races y sont même prédisposées par leurs caractéristiques génétiques.
  • Éviter le surpoids protège votre chien de nombreuses maladies graves.

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Animaux de compagnie

Quand on adopte un chien, on choisit la race en fonction de ses goûts personnels, de son mode de vie, des loisirs prévus ou simplement de l’opportunité d’adoption qui se présente. En revanche, on pense moins aux problèmes de santé à venir comme ceux liés au surpoids. Pourtant, certaines races canines ont des prédispositions génétiques à l’embonpoint. Il vaut mieux être prévenu pour mieux surveiller votre toutou et limiter les risques !

Quels sont les risques du surpoids chez le chien ?

Les dangers du surpoids et de l’obésité sont bien documentés chez l’humain. Bien que moins connus du grand public, ils sont tout autant réels chez la gent canine. La Société protectrice des animaux (SPA) les rappelle sur son site. La masse superflue pèse lourd sur les articulations, qui ne sont pas faites pour supporter une surcharge pondérale importante. Elle favorise « l’apparition d’arthrose, la rupture des ligaments croisés et d’autres problèmes orthopédiques (boiteries, usure prématurée des articulations, inflammation chronique…) », sans parler des douleurs chroniques qui accompagnent ces troubles. En outre, un cercle vicieux s’installe : moins l’animal bouge, plus il prend de poids et plus, il grossit, moins il bouge. Par ailleurs, le gras s’accumule dans l’organisme, particulièrement dans les organes vitaux, entraînant des difficultés respiratoires et des troubles cardiaques. Enfin, le surpoids accroît les risques de développer un diabète sucré, des troubles rénaux et, plus généralement, des problèmes digestifs. 

Les petits chiens prédisposés au surpoids

Sur un chien de petit gabarit, le surpoids se voit vite et ses petites pattes souffrent rapidement de la surcharge pondérale. Dans le top des chiens les plus sujets au surpoids du Mag du Chien figurent cinq animaux de taille réduite. Parmi eux, le Beagle est un vrai gourmand. Il n’hésite pas devant une gamelle bien remplie, des restes de table ou un peu de nourriture abandonnée dans un lieu public. Mieux vaut donc le surveiller et profiter de son tonus naturel pour l’aider à se dépenser ! Comme lui, le Teckel aime manger, mais il a une faiblesse de taille : la distance entre ses membres avant et arrière fragilise son dos. Si on ajoute de l’embonpoint, il méritera vraiment son surnom de « saucisse sur pattes ». De plus, il est prédisposé au diabète. Le Cocker et l’Épagneul breton sont également sujets à l’obésité si on les laisse s’encroûter. Ces chiens ont besoin d’exercice et adorent batifoler en plein air. Le Scottish Terrier, enfin, est une race prédisposée à l’hypothyroïdie, un trouble hormonal qui ralentit le métabolisme de l’animal et provoque rapidement le surpoids, voire l’obésité si l’on n’y prend pas garde. 

Trois chiens de taille moyenne enclins au surpoids

Tous les propriétaires de Labradors et de Golden Retriever le savent : ces chiens font d’excellents compagnons pour toute la famille, mais ils sont aussi très gourmands. Ces insatiables aiment tant la nourriture qu’ils en deviennent gloutons et sujets à l’embonpoint. Il est ainsi indispensable de leur faire faire de l’exercice sur terre et/ou dans l’eau pour maintenir leur poids de forme. Quant au Boxer, il apprécie autant manger que faire de longues siestes à vos pieds ou sur le canapé. Lui aussi souffre d’un terrain génétique propice à l’hypothyroïdie et donc à l’embonpoint par désordre hormonal.

Pourquoi les chiens brachycéphales sont-ils si exposés au surpoids ?

Les chiens brachycéphales ont été génétiquement sélectionnés et modifiés pour arborer un museau court et épaté, dévoilant la volonté humaine de plier la nature à ses envies, même quand cela va à l’encontre du bien-être animal. Ces animaux vivent donc avec d’importantes difficultés respiratoires qui, entre autres, entravent leurs capacités physiques. Et qui dit mouvements réduits, dit prise de poids rapide. Quand on possède un Bouledogue, un Carlin, un Shar Pei, un Cavalier King Charles ou un Boxer, il est alors important de les inciter à faire un peu d’exercice physique (dans la limite de leurs capacités) et de contrôler soigneusement la quantité de nourriture ingérée. 

Coline GRASSET

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