Yasmine Belkaid, directrice générale de l’Institut Pasteur, à Paris, le 20 janvier 2025.

Le 28 janvier, l’Institut Pasteur a publié une déclaration sur « les attaques de l’administration américaine contre la recherche biomédicale, l’action globale de santé publique et la vaccination ». Sa directrice générale, l’immunologiste Yasmine Belkaid, souligne les menaces que font peser sur le monde la nouvelle politique des Etats-Unis et la nécessité d’une réaction vive de l’Europe.

Pourquoi une telle prise de position, très inhabituelle pour un institut de recherche ?

Il n’y a pas si longtemps que ça, un enfant sur deux mourait de maladies infectieuses. Face à ces fléaux, les vaccins restent l’élément de protection de santé publique le plus efficace, le moins cher, le plus sûr. Or, nous sommes à un moment de l’histoire où des vaccins qui avaient presque éliminé certaines pathologies, comme la polio ou la rougeole, sont remis en question et même effacés du système sanitaire américain. Quand des systèmes mis en place pour protéger les populations deviennent eux-mêmes défaillants, nous devons parler. En particulier l’Institut Pasteur, la maison qui a vu naître la vaccination moderne.

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