- Le dépistage organisé du cancer du sein débute à 50 ans, mais près d’un cas sur cinq survient avant cet âge.
- Cécile, Luz, Sophie et Marie-Pierre ont vu leur cancer repéré bien avant la première invitation à la mammographie.
- À l’approche du mois d’Octobre Rose, l’autopalpation et l’examen des seins par un professionnel restent les meilleurs alliés d’un diagnostic précoce.
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Octobre Rose
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Un soir d’été, Damien pose la main sur le sein droit de sa compagne et sent une petite boule. Cécile le rassure, elle a déjà eu des kystes. Il insiste pourtant. Quelques jours plus tard, le gynécologue de Cécile prescrit une mammographie en urgence. « S’il y a des hommes qui m’écoutent, palpez. Palpez vos femmes. Ça peut leur sauver la vie »
, lance aujourd’hui Damien dans son podcast Papa Boss (nouvelle fenêtre).
Un cancer sur cinq avant 50 ans
En France, les femmes de 50 à 74 ans sont invitées tous les deux ans à passer une mammographie de dépistage. Selon l’Institut national du cancer, 80% des cancers du sein se déclarent après 50 ans. Les 20% restants frappent plus tôt. Cécile avait passé une mammographie de contrôle normale l’année précédente, après son accouchement. Luz, elle, était enceinte de son troisième enfant en 2013, quand elle a remarqué une grosseur. Sophie avait 41 ans, Marie-Pierre 42.
« Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de risque chez les patientes qui ont moins de 50 ans »
, rappelle à TF1info le Dr Fanny Le Du, oncologue médicale au centre Eugène-Marquis de Rennes. Pour elle, le meilleur réflexe de prévention reste un suivi régulier chez un gynécologue ou une sage-femme, avec une palpation des seins, geste trop souvent oublié. « Il y a beaucoup de femmes qui me racontent être allées voir leur médecin, avoir été examinées, sans pour autant que le médecin ne regarde les seins. Ce geste devrait faire partie intégrante de l’examen clinique. »
Connaître ses seins pour repérer ce qui change
L’Institut national du cancer recommande, dès 25 ans, un examen clinique des seins chaque année. Entre deux rendez-vous, l’autopalpation permet à de nombreuses femmes de consulter tôt. L’idéal est de la pratiquer une fois par mois, juste après les règles, sans oublier le creux de l’aisselle. « Il n’y a pas de seins normaux, il faut juste connaître sa poitrine »
, insiste l’oncologue.
Plusieurs signes doivent pousser à consulter. Une boule, souvent indolore. Une peau qui rougit ou chauffe. Un écoulement du mamelon. Un ganglion sous le bras qui persiste plus d’une ou deux semaines. Dans ce cas, la mammographie n’a rien d’un examen de routine et doit être obtenue rapidement. Le médecin peut appeler lui-même le radiologue pour accélérer le rendez-vous. « Beaucoup de pathologies, en particulier néoplasiques, cancéreuses, sont guérissables si on les prend tôt et sont des catastrophes si on les prend tard »
, rappelle le Dr Christophe de Jaeger, spécialiste de la longévité.
Pour Luz comme pour Cécile, tout a commencé par une main attentive.

