- L’administration Trump a donné vendredi un nouveau tour de vis à sa politique migratoire.
- Cette dernière impose désormais, sauf exception, aux candidats à la résidence permanente aux États-Unis d’effectuer les démarches dans leur pays d’origine.
Un changement de taille. Les candidats à la résidence permanente aux États-Unis se voient désormais imposer d’effectuer les démarches dans leur pays d’origine, et plus depuis le territoire américain comme c’est souvent le cas en pratique. « À partir de maintenant, un étranger qui séjourne temporairement aux États-Unis et veut obtenir une ‘carte verte’ doit retourner dans son pays d’origine pour en faire la demande, sauf en cas de circonstances exceptionnelles »,
écrit vendredi le porte-parole des services américains pour la citoyenneté et l’immigration (USICS), Zach Kahler, dans un communiqué.
Les détenteurs de visas à durée limitée, « comme les étudiants, les travailleurs temporaires, ou les personnes avec un visa de touriste, viennent aux États-Unis pour une période courte et une raison précise. Notre système est conçu pour qu’ils repartent quand leur séjour est terminé. Leur séjour ne doit pas fonctionner comme un premier pas vers le processus de ‘carte verte’, »
explique-t-il.
À l’heure actuelle, il est possible pour certains détenteurs de visas, déjà présents sur le territoire américain, de faire des démarches d’« ajustement de leur statut »
pour devenir résident permanent. Dans un document de six pages publié par l’administration Trump, il est indiqué que les candidats à l’obtention de ce statut devront désormais s’adresser aux services consulaires américains dans leur pays d’origine.
« Politique absurde et cruelle »
« Cette nouvelle politique va obliger des milliers d’immigrés LÉGAUX, dont les époux de citoyens américains, à quitter leur maison, leur famille et leur travail pour des semaines, voire des mois, pour obtenir leur ‘green card’ hors des États-Unis »,
s’alarme un député démocrate, Chuy Garcia, sur X. « C’est une politique absurde et cruelle »,
attaque l’élu.
L’administration Trump entend ainsi réduire « la nécessité de retrouver et d’expulser ceux qui décident de passer sous le radar et de rester aux États-Unis illégalement après que le statut de résident permanent leur a été refusé ».
Selon le Washington Post
, les États-Unis délivrent plus d’un million de « green cards » chaque année, et, jusqu’à présent, plus de la moitié des demandeurs se trouvent déjà sur le sol américain.

