• Le suspect mis en examen dans l’affaire Lyhanna a fait l’objet d’un signalement transmis par un office antipédocriminalité américain à la France, a appris vendredi le service police-justice de TF1/LCI.
  • Celui-ci, transmis à l’OFMIN en 2023, n’avait pas fait l’objet d’une enquête en raison de la nature des faits et du manque d’informations.

Le passé de Jérôme Barella remonte peu à peu depuis la mort de Lyhanna. Et le comportement de l’homme de 41 ans, mis en examen pour enlèvement et séquestration de la collégienne de 11 ans, a été repéré sur les réseaux sociaux par l’organisme américain NCMEC de lutte contre la pédocriminalité (National Center for Missing and Exploited Children), qui a transmis un signalement à la police française en 2023 par l’Office mineurs (OFMIN), a-t-on appris vendredi 12 juin, confirmant une révélation du Monde.

Aucune enquête à l’époque en France

Selon plusieurs sources contactées par le service police-justice de TF1/LCI, ce signalement porte sur des échanges inappropriés entre Jérôme Barella et une personne mineure. L’adolescente aurait elle-même coupé court à la conversation, qui n’a fait l’objet d’aucune enquête ni d’aucune judiciarisation à l’époque en France.

En cause : un manque d’informations concernant l’identité de la victime, mais aussi la nature de ce signalement. Car l’OFMIN, le service de la direction nationale de la police judiciaire pour lutter contre les violences sexuelles faites aux mineurs créé en 2023, reçoit chaque année des dizaines de milliers de signalements transmis par les Américains, qui doivent être priorisés en fonction de « l’âge de la victime, de la nature des actes et de la quantité de fichiers », a-t-on appris de sources concordantes. 

Dans ce cas, une simple conversation n’était pas prioritaire par rapport à d’autres signalements portant par exemple sur la détention d’images à caractère pornographique.

V.G. avec le service police-justice de TF1/LCI

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