• Après l’avoir menacé d’une nouvelle attaque majeure, Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi 3 août avec l’Iran.
  • Selon le président américain, des progrès diplomatiques suffisants ont été réalisés pour permettre la réouverture des discussions.

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Une nouvelle volte-face. Donald Trump a réclamé la suspension des bombardements américains sur l’Iran et annoncé une reprise des négociations avec Téhéran dès ce lundi 3 août. Quelques jours plus tôt, le chef d’État avait pourtant menacé Téhéran d’une nouvelle attaque majeure, « à des niveaux (…) de force et de puissance jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale ». Mais, depuis, des progrès diplomatiques suffisants auraient été réalisés et permettraient d’envisager une réouverture du détroit d’Ormuz.

« Bien sûr qu’ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l’ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme », a déclaré le pensionnaire de la Maison Blanche. « Ce que l’on fait maintenant, c’est parler avec eux sous la forme d’une négociation », a-t-il ajouté. « Cela commence demain après-midi (lundi) », a-t-il encore assuré depuis Air Force One.

« Un accord sur Ormuz » ?

La signature en juin dernier du protocole d’accord n’a débouché pour l’instant sur aucune percée diplomatique connue. Le milliardaire républicain, qui souffle le chaud et le froid, a toutefois indiqué que le dossier avait avancé sur Ormuz, à l’initiative notamment de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar, médiateurs depuis le début du conflit. « Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l’Iran », a lancé le dirigeant.

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l’Iran avant de faire volte-face. Le protocole d’accord de juin n’a pas permis de sortir de l’impasse, tant et si bien que les frappes ont repris au cours du mois de juillet. Depuis, le détroit d’Ormuz, crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures, est de nouveau verrouillé par la République islamique, provoquant de fortes perturbations de l’économie mondiale. Or Téhéran ne veut pas d’un retour à la situation d’avant-guerre et entend garder le contrôle de ce passage stratégique, également situé dans les eaux omanaises. De quoi expliquer le bras de fer actuellement à l’œuvre.

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