• La députée EPR Laure Miller a dénoncé les élus qui « se renvoient la balle comme des gamins dans une cour d’école », mardi 9 juin à l’Assemblée lors d’échanges autour de l’affaire Lyhanna.
  • « On a l’impression d’être à un moment de bascule », estime-t-elle.
  • Il faut que des politiques « qui n’ont pas d’arrières-pensées » se mettent « autour de la table », espère l’élue de la Marne sur LCI.

Alors que les députés interrogeaient le gouvernement sur l’affaire Lyhanna depuis plus d’une heure, mardi 9 juin à l’Assemblée nationale, Laure Miller, élue dans la Marne, s’est offusquée de la teneur des échanges : « Depuis qu’on a commencé cette séance de questions au gouvernement, j’ai honte de l’image qu’on donne ! Depuis 15 heures, on se renvoie la balle comme des gamins dans une cour d’école, on cherche des responsabilités individuelles ».

« C’est un ras-le-bol un peu généralisé. Je pense qu’il est partagé par beaucoup de monde », explique la députée Ensemble pour la République le lendemain, sur le plateau de LCI. « J’essayais de prendre du recul, et j’entendais ce brouhaha, ces cris dans l’hémicycle, cette hystérie un peu politique. Je ne comprenais pas. Et je ne comprends toujours pas pourquoi on n’est pas capables d’être un peu sérieux, de prendre un peu de recul sur les événements. »

L’élue du groupe de Gabriel Attal,  rapporteure du texte pour l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, dit « croire encore » en la capacité du politique de changer les choses sur la question des violences faites aux enfants : « Je suis un peu désabusée, en effet. Mais je pense simplement qu’il faut que des hommes et des femmes de bonne volonté, sans arrière-pensée, soient mis autour de la table ».

Retrouvez l’échange en intégralité dans la vidéo en tête de cet article.

Emilien DECELLE

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