- Dans une « Lettre ouverte aux agriculteurs de France », le Premier ministre indique que le futur projet de loi de finances 2027 contiendra des mesures de soutien au secteur agricole.
- Sans majorité acquise, il s’en remet à la « responsabilité » du Parlement pour soutenir ces mesures et adopter son projet de budget.
- Il renouvelle également ses engagements dans la négociation de la future PAC.
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C’est la troisième lettre ouverte que le Premier ministre adresse au monde agricole depuis le début de l’année. Dans sa nouvelle missive, diffusée ce samedi 15 août par la presse régionale, Sébastien Lecornu annonce que le projet de loi de finances 2027 contiendra « des mesures de soutien et d’investissement »
pour l’agriculture. Un nouvel engagement pris au lendemain de la validation de la loi d’urgence agricole par le Conseil constitutionnel.
Le projet de budget, que son gouvernement défendra au Parlement à l’automne, inclura ainsi un mécanisme de « suramortissement fiscal pour les projets d’avenir agricole »,
ainsi que des mesures pour, entre autres, « soutenir les investissements hydrauliques, continuer d’adapter l’agriculture au changement climatique »,
ou encore « préserver la compétitivité de nos filières »
, affirme le Premier ministre.
Des promesses qui demeurent toutefois suspendues au bon vouloir de l’Assemblée nationale et du Sénat, où le gouvernement ne possède pas de majorité. « Il appartiendra au Parlement de prendre sa responsabilité en donnant un budget à la Nation, loin de toutes considérations politiciennes liées aux
prochaines échéances électorales
« ,
convient habilement Sébastien Lecornu dans son texte.
Des « enveloppes ciblées » face aux sécheresses
Le Premier ministre ajoute que la loi d’urgence agricole sera « promulguée sans attendre »,
et que les ministres concernés devront également « préparer sans attendre les textes nécessaires à son application ».
En parallèle, il rappelle qu’une série de mesures ont déjà été annoncées par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, face à la «
sécheresse
précoce et sévère »
: des « enveloppes ciblées »
seront ainsi « à la main des préfets »
pour « soutenir les trésoreries et la remise en production »
. S’y ajouteront des fonds pour le dispositif public d’indemnisation des pertes, qui sera « armé autant qu’il le faut »
. Les exploitations « les plus fragilisées »
pourront aussi bénéficier de baisses de taxe foncière et de cotisations sociales.
Le Premier ministre évoque enfin un « combat européen »,
dans le cadre de la négociation sur la future politique agricole commune (PAC). « Avec le président de la République nous avons pris un engagement clair : il ne manquera pas un centime au niveau actuel des aides directes versées à nos agriculteurs »,
déclare-t-il. Selon lui, « la future PAC devra soutenir le revenu, les bonnes pratiques, le renouvellement des générations, l’investissement, l’adaptation climatique et les services rendus à nos territoires ».

