• L’épuisement professionnel peut toucher tout le monde.
  • En milieu de carrière, les salariés sont exposés à un risque supplémentaire.
  • Ils font face à davantage de responsabilités personnelles et professionnelles.

Le burn out, ou syndrome d’épuisement professionnel, est défini par la Haute Autorité de Santé (nouvelle fenêtre) comme étant un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ». Ainsi, une personne en burn out ne sera plus capable de faire face à des situations de stress professionnel chronique. 

Ce syndrome englobe trois dimensions : l’épuisement émotionnel, le cynisme vis-à-vis du travail et la diminution de l’accomplissement personnel au travail et de l’efficacité professionnelle. L’épuisement professionnel se manifeste par plusieurs symptômes comme de l’anxiété, des tensions musculaires, de la tristesse, des troubles de l’attention, un isolement ou encore des troubles du sommeil. Des facteurs de risque de burn out ont été identifiés comme une surcharge de travail ou des objectifs irréalistes, des exigences émotionnelles importantes, le faible contrôle sur son travail, un problème de relations dans le travail (conflits, manque de soutien), un job qui n’est pas en lien avec ses valeurs ou encore l’insécurité de l’emploi.

Le milieu de carrière représente une double charge

Des chercheurs ont identifié un autre paramètre qui exercerait une influence sur l’épuisement au travail. Selon eux, le milieu de carrière professionnelle est la période la plus à risque pour les salariés. Dans The Conversation (nouvelle fenêtre), ils détaillent que le milieu de carrière correspond à de plus grandes exigences en matière de performance, mais que, dans le même temps, les employés cumulent des responsabilités supplémentaires en dehors du travail. Cette double charge augmente considérablement le risque de burn out (nouvelle fenêtre). Au milieu de leur carrière, les salariés travaillent davantage d’heures et déclarent une satisfaction au travail plus faible que les autres classes d’âge. Ils se retrouvent dans une tension permanente pour maintenir un équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle.

Les femmes sont plus touchées par le burn out

Par ailleurs, les scientifiques soulignent que les femmes déclarent des niveaux de burn out plus élevés que les hommes, surtout au milieu de leur carrière. Cela peut être lié au fait qu’elles prennent davantage en charge les responsabilités familiales mais aussi que les attentes concernant leur disponibilité et leur investissement émotionnel sont plus élevées. De manière générale, les professionnels en milieu de carrière doivent absorber la pression sans montrer de signes de fragilité. Contrairement aux employés juniors, ils peuvent encadrer des équipes ou devoir se conformer à des objectifs. L’expérience ne protège pas les salariés en milieu de carrière du burn out, mais elle peut en masquer les symptômes. De fait, ces travailleurs qui souhaitent « tenir le coup » demandent de l’aide de façon plus tardive que les autres.

Caroline FRUHAUF pour TF1 INFO

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