• Les années 80 sont perçues comme une décennie d’insouciance et de fantaisie.
  • À tel point qu’elle nourrit une nostalgie des plus créatrices.
  • Cinéma, musique et plateformes ont actionné la machine à remonter le temps.

Suivez la couverture complète

Le 20H

Les premières notes de Modern Love, de David Bowie, les jette sur la piste de danse. « C’est génial, on retourne en enfance », s’enthousiasme une mère de famille. « C’était surtout faire connaître à nos enfants des années qu’on n’a pas forcément connues, parce qu’on n’est pas si vieux que ça non plus, mais de leur faire connaître un petit peu la musique », justifie son compagnon. Les patins sont d’époque, c’est à dire à roues parallèles, et la musique est assortie. Cet après-midi, c’est roller années 80 dans cette salle près d’Angoulême. « Les années 80, 90, j’ai toujours aimé ça, quand mes parents m’en parlaient, ça avait l’air plutôt chouette », sourit une jeune femme. 

Le cinéma replonge dans les années 80

Le concept fait le tour de France, et plaît partout. Vêtements vintage, musique, couleurs, les années 80 sont bien de retour, moins portées par ceux qui en sont nostalgiques, que par ceux qui ne les ont pas ou à peine connues. Le cinéma n’échappe pas à cette tendance, installée depuis quelques années, mais qui s’accélère. Le mois dernier sortait Police Flash 80, sur une idée de Thomas Ngijol, qui l’a coécrit. Lui-même né à l’orée de la décennie, en 1978, il n’a pas choisi cette période par hasard. « C’est mes années, c’est les années de l’insouciance, de la jeunesse, d’un certain ton », expliquait-il récemment au micro de TF1. 

Cette semaine, c’est le duo de réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache qui nous replonge dans cette décennie, à travers l’histoire d’une famille ébranlée par la crise sociale, dans Juste une illusion. Les décors semblent plus vrais que nature. « On a l’impression de respirer l’odeur d’une époque, la couleur d’une voiture. Les années 80 sont très marquées physiquement », explique Eric Toledano. 

On se retrouve dans ces scènes d’un autre temps, enroulés dans le fil du téléphone, que les millenials n’ont jamais connu, ou dépassés par l’arrivée de l’ordinateur dans nos foyers. Mais le plus marquant, c’est la musique. Une bande-son qui séduit au-delà de cette génération 80. « La bande son est cool », salue une jeune femme à la sortie du film. Celle de Stranger Things, une série star de Netflix qui est en elle-même une ode aux « Eighties », a ressuscité Running Up That Hill, un tube de Kate Bush vieux de 40 ans. Le titre a généré plusieurs milliards d’écoutes sur les plateformes numériques avec cette nouvelle exposition.

La rédaction de TF1info | Reportage : Didier PIERESCHI, Anaïs LEBRANCHU et Alexandra VIEIRA

Share.
Exit mobile version