- Le Parti socialiste et Place Publique se sont entendus sur la tenue d’une primaire à l’automne.
- Elle permettra de faire émerger une candidature social-démocrate, alors que Jean-Luc Mélenchon domine les intentions de vote à gauche.
- Qui pourra participer ? De quelle manière ? Qui sont les candidats déclarés ? On vous explique tout.
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À la fin, il n’en restera qu’un, ou une. Le Parti socialiste et Place Publique valident ce mardi un accord sur les modalités de la primaire qui désignera leur candidat commun à l’élection présidentielle 2027. L’objectif ? Créer une alternative sociale-démocrate crédible à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, en position de se qualifier pour le second tour face à Marine Le Pen, d’après un sondage Harris Interactive-Toluna pour RTL et M6 publié lundi. Le petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS) du député Emmanuel Maurel pourrait lui aussi se joindre à la primaire.
Quel type de scrutin ?
Il s’agira d’un scrutin électronique uninominal à deux tours. Le vote pour le premier tour se déroulera du vendredi 9 octobre 2026 à 8 heures jusqu’au samedi 10 octobre 2026 à 20 heures. Le vote pour le second tour, s’il est nécessaire, se déroulera du vendredi 16 octobre 2026 à 8 heures jusqu’au samedi 17 octobre 2026 à 20 heures.
Pour pouvoir se présenter, les candidats devront réunir les parrainages de quinze membres du conseil national du PS pour les socialistes, ou de dix parlementaires, ou de cinquante conseillers régionaux ou départementaux sur huit départements et trois régions, ou de cinquante maires répartis sur trois régions. Les candidats devront officiellement se déclarer entre le 1ᵉʳ et le 15 septembre.
Qui est candidat ?
Avant l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, qui s’est déclaré dimanche soir au 20H de TF1, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj ainsi que l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal avaient annoncé leur intention de participer à la primaire. D’après les informations du service politique de TF1, la candidature du Premier secrétaire Olivier Faure fait peu de doute. Reste à savoir où et quand il l’annoncera.
Qui n’est pas candidat ?
Candidat à l’Élysée, le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane a exclu d’y participer. Il devrait revenir sur ce sujet mercredi matin, à 7h35 sur TF1. Tout comme l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve.
Enfin, l’hypothèse de voir François Hollande jouer les troubles-fêtes semble improbable. « Je ne crois pas qu’il participera car le corps électoral est trop étroit »
, estime un proche de l’ancien président auprès de TF1info. « Et quelque part, son frémissement dans les sondages lui donne raison d’attendre l’automne. »
Qui pourra voter ?
Pourront finalement voter les militants socialistes et de Place publique « à jour de cotisation »
, ainsi que les personnes qui adhéreront à un des deux partis ou auront cotisé à « un pôle social-démocrate »
, structure tierce créée pour ceux qui ne souhaitent pas adhérer à un parti. Cette structure s’appellera « Association de financement de la désignation de la candidature de la gauche socialiste et démocratique ». Ils devront pour cela s’acquitter d’une cotisation de 15 euros (10 euros pour les plus démunis).
Philippe Brun, Ségolène Royal et la direction du PS souhaitaient un tarif moins élevé, afin d’inciter à venir participer à ce processus démocratique, mais ils n’ont pas eu gain de cause. Attention : les électeurs ne pourront pas adhérer ou cotiser le jour du vote. Il faudra l’avoir fait au plus tard trois jours avant le premier ou le second tour.
LFI, la vraie ligne de fracture ?
La direction du PS a obtenu que dans la charte des valeurs que devront signer tous les candidats ne figure pas la mention stipulant « il n’y aura pas d’accord avec LFI aux législatives »
, contrairement à ce que souhaitait Raphaël Glucksmann. « Si je gagne cette primaire, il n’y aura plus jamais d’accord avec Jean-Luc Mélenchon »
, a annoncé sur TF1 l’eurodéputé dimanche, reconnaissant toutefois que « tout le monde ne semble pas être d’accord au sein du Parti socialiste sur cette ligne »
.
Déjà un favori ?
Le 9 juillet dernier, les militants socialistes ont voté en faveur d’une primaire fermée à plus de 55% des suffrages, une configuration a priori plutôt favorable à Raphaël Glucksmann. Au départ, Olivier Faure proposait que le vote soit ouvert aux sympathisants socialistes, moyennant une participation de deux euros, pour que le corps électoral soit le plus large possible.
Le Premier secrétaire souhaitait ensuite que le vainqueur participe ensuite à une primaire unitaire de la gauche hors LFI avec les Écologistes et les anciens Insoumis Clémentine Autain et François Ruffin. Un cas de figure où il semblait davantage en mesure de faire la synthèse. À suivre.

