• Le Premier ministre s’est exprimé devant l’Assemblée nationale après un week-end de violences dans la foulée du sacre du PSG en Ligue des champions.
  • Sébastien Lecornu a notamment proposé de faire payer les auteurs de dégradations.
  • « Notre système ne se retourne pas suffisamment vers les auteurs », a martelé le locataire de Matignon.

Le Premier ministre s’est dit « en colère » contre les violences qui ont éclaté dans plusieurs villes de France après la victoire du PSG en Ligue des champions ce weekend, au cours de son intervention ce mardi 2 juin à l’Assemblée nationale. Sébastien Lecornu a longuement exposé le profil des casseurs parmi les quelque 890 interpellés, dont il a souligné qu’il s’agit d’hommes à 98%, de Français à 85%, et rarement récidivistes, pointant « un phénomène de délinquance beaucoup plus global ». Le chef du gouvernement a proposé de ne pas se cantonner à la réponse pénale, mais d’« aller plus loin dans la sanction ». « Celui qui détruit doit payer », a-t-il écrit dans un message posté sur X.

« On est sur des dégradations matérielles, qui coûtent extraordinairement cher à la société. (…). Ça pose la question de la réparation civile (…). Notre système ne se retourne pas suffisamment vers les auteurs de ces dégradations pour recouvrer aux civils les sommes qui correspondent aux réparations imputées à la société », a-t-il dénoncé, proposant de revenir sur cette approche, « sans tabou ».

Sébastien Lecornu a demandé des propositions rapides au ministre de la Justice dans cet objectif. « Je ne suis pas favorable aux suspensions des prestations sociales », a-t-il affirmé. « Néanmoins, je crois qu’il y a un chemin de bon sens, c’est de permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre, de financer justement ces réparations sur des solutions adaptées », a suggéré le Premier ministre. « La responsabilité individuelle d’un auteur (…) de dégradation doit pouvoir réparer », a-t-il conclu.

F.Se

Share.
Exit mobile version