- L’ampleur des dégâts est considérable en Gironde et dans les Landes, une semaine après le début des incendies hors norme.
- En l’espace de quelques heures, le feu a brûlé 3.600 hectares autour de Biscarosse.
- Plus de 200 maisons ont été détruites, des commerces ravagés et des forêts dévastées. Voyez notre reportage.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Les images avant et après les incendies qui sévissent depuis une semaine maintenant en Gironde et dans les Landes, témoignent du caractère inédit de la catastrophe. « Donc moi j’habite dans cette maison. J’habitais, pardon, dans cette maison »,
confie dans le reportage en tête de cet article, Patrice qui erre dans les vestiges de ce qui fut durant vingt ans son cocon. « C’était une belle vie. Il n’y a plus rien »,
glisse-t-il, la gorge nouée par l’émotion.
Comme la sienne, dans les Landes et en Gironde, 450 habitations ont été détruites depuis le début des incendies le 22 juillet. En témoigne, cet autre exemple ci-dessous d’une maison au Porge.
À une semaine d’intervalle, ce pavillon de Biscarosse est lui aussi méconnaissable, défiguré par les flammes.

Les habitants croisés ce mercredi matin ne reconnaissent presque plus rien. « Tout a changé. Il n’y a plus de vie. Il n’y a plus d’oiseaux, il n’y a plus d’écureuils. Hier, j’ai vu passer un pigeon avec une branche d’arbre devant chez moi. Je me suis dit : tiens, ils se mettent à reconstruire eux aussi, donc il y a quelques survivants quand même visiblement »,
témoigne une habitante.
Une semaine a suffi aussi pour détruire les commerces, comme la jardinerie et le garage automobile tenu par Philippe ci-dessous. « Il y a peut-être 40% de la zone qui est debout. Là, ici, vous avez un charpentier qui est en train d’essayer de reconstruire un local derrière pour mettre son outillage. Mais c’est méconnaissable, ça va être long et compliqué à reconstruire, je pense »,
estime ce dernier.
Outre la quarantaine de véhicules qui a été brûlée, toute la zone est à rebâtir.
Christine, qui habitait le secteur, revient pour la première fois ce matin. « J’ai mon cœur qui saigne, quoi. J’ai vu des hangars que je connaissais, du monde que je connais… Je suis outrée, dépitée. Je n’ai pas les mots. »
Au-delà des routes et des bâtiments, ce qui marque, en traversant les zones sinistrées des Landes et de la Gironde, ce sont aussi et avant-tout les images de forêt qui n’en sont plus.
La rédaction de TF1info Reportage – Louhanne NEAU, Grégoire GUISTHAU et Nicolas FORESTIER

