• Après les incendies en Gironde, l’heure est à la sécurisation, notamment de certaines plages à Lège-Cap-Ferret.
  • Elles n’ont pas encore pu rouvrir, car les arbres brûlés menacent de tomber sur les routes ou les parkings voisins.
  • Du coup, des coupes sont organisées pour prévenir les accidents.

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Après le passage des flammes, les arbres brûlés menacent désormais de s’écraser sur les routes et les parkings de Lège-Cap-Ferret. Sur une voie habituellement empruntée par 15.000 personnes chaque jour pour accéder à la plage, il y a urgence à sécuriser le périmètre. « Ces arbres ont été fortement fragilisés, de toute façon ils sont morts ou vont mourir et donc ils deviennent dangereux », explique Philippe Fougeras, responsable de l’Office national des forêts (ONF), dans le reportage ci-dessus. 

Un arbre affaibli donne un signal que vont reconnaître les insectes. Comme il y a beaucoup d’arbres affaiblis, les populations vont exploser

Philippe Fougeras, responsable de l’Office national des forêts (ONF)

Pour accueillir à nouveau les visiteurs, les arbres sont donc rasés en bordure de route sur 30 mètres, soit ici 30 hectares de bois à abattre. Et il faut faire vite, certains parasites comme le scolyte raffolent du bois brûlé. « Un arbre affaibli donne un signal que vont reconnaître les insectes. Comme il y a beaucoup d’arbres affaiblis, les populations vont exploser. Et lorsqu’ils n’ont finalement plus d’arbres affaiblis à attaquer, ils vont attaquer des arbres simples », précise le responsable de l’ONF. 

Pour les habitants du Cap-Ferret, amoureux des paysages de pin, ces nouveaux panoramas sont difficiles à regarder. « Je n’ose même pas imaginer quand ils vont couper ça, parce que là on n’aura plus rien, on ira dans les bois et il n’y aura plus d’arbres », s’inquiète une riveraine. « Là c’est un effet lunaire, ça ne peut pas être pire de toute manière, donc maintenant il faut faire ce qu’il faut », argue de son côté un jeune homme. 

Sur les premières coupes de bois brûlés, les agents de l’ONF découvrent le cœur des troncs. Tout n’a pas été consumé par les flammes. « Là, ils vont l’écorcer tout du long pour garder le cœur pour en faire des planches. Il faut le scier tout de suite, le couper tout de suite pour qu’il n’y ait pas les propriétés physiques du bois qui changent », indique Valentin Porcher, technico-commercial bois à l’ONF. 

En attendant de mener les tests de qualité sur le bois coupé, le travail des abatteuses se poursuit. L’objectif de la préfecture est de rouvrir le site au public dès le début de la semaine prochaine.

La rédaction de TF1info | Reportage : Sarah FRANCESCONI et Claire LEFEUVRE

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