• Plutôt que des boutons, certaines petites bêtes laissent des traces de brûlure sur la peau, sous forme de cloques.
  • Il peut s’agir de plusieurs types d’insectes.
  • Cela ne veut pas toujours dire que vous avez été piqué.

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Dans la maison, dans le jardin, mais aussi en randonnée ou au camping, on croise parfois des petites bêtes qui peuvent faire bien des dégâts. Si les moustiques ont tendance à capter toute notre attention l’été, d’autres insectes peuvent nous piquer ou créer des réactions sur notre peau. Vous avez, par exemple, peut-être déjà remarqué l’apparition d’une cloque sur votre corps sans pouvoir l’expliquer. Cela peut être dû à certains insectes. Ils sont plusieurs à pouvoir créer ces réactions, explique Jean-Michel Bérenger, entomologiste et responsable du laboratoire Diagnostic Insecte, à TF1 Info.

Dans le lit, dans le parquet, à l’extérieur : les insectes qui brûlent sont partout !

Les chenilles processionnaires ont une soie urticante qui peut faire des cloques. Celles et ceux qui ont subi leur présence dans les parcs et jardins au printemps en ont peut-être fait les frais. Mais ce ne sont pas les seules à laisser ce genre de traces à cause de leurs poils. « On voit ça aussi chez les anthrènes, des coléoptères poilus qui se logent parfois au fond des lits, explique Jean-Michel Bérenger. Ce sont souvent les enfants qui ont des réactions parce qu’ils jouent au niveau du sol ou laissent traîner leur doudou près du lit. »

D’autres coléoptères ont le pouvoir de laisser des cloques sur notre peau. Les staphylins paederus, que l’on trouve dans les régions tropicales, ne piquent ni ne mordent, mais ils dégagent une toxine très forte lorsqu’ils se sentent en danger. Il suffit alors de les toucher pour être exposé à cette toxine, qui laisse des traces de brûlure sur la zone. Soyez donc particulièrement vigilants si vous vous rendez dans une région tropicale.

Bien évidemment, certaines sensations de brûlure et l’apparition de cloques sont aussi dues à des morsures et piqûres directes. C’est le cas lors de piqûres de quelques espèces de fourmis, ou encore du scléroderme domestique, un acarien parasite des insectes du bois – il dévore les larves des insectes qui vivent dans les parquets, les meubles ou même les livres. Ceux-là injectent en fait un venin dans nos cellules pour se défendre. D’où la réaction cutanée.

On peut développer des anticorps contre la salive des insectes

« Il faut bien distinguer les réactions liées à la salive des insectes, qui y libèrent des histamines, allergisantes, et celles liées au venin, qui est composé de protéines qui attaquent les cellules », souligne Jean-Michel Bérenger. Il est possible de développer une certaine immunité aux histamines, y compris celles des moustiques. « Il faut être en contact régulier avec l’insecte pour garder les anticorps », explique toutefois l’entomologiste. Impossible de faire de même pour le venin.

Gardez bien en tête que les réactions aux piqûres d’insectes, que ce soit à base de salive ou de venin, sont propres à chaque personne. « Si vous faites une réaction forte, il vaut mieux éviter tout contact avec l’insecte en question par la suite, dit Jean-Michel Bérenger. Voire toujours avoir les bons médicaments pour traiter la piqûre, y compris des anti-histaminiques. »

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