• En Ariège, un retraité de 78 ans, parti cueillir des champignons, a disparu pendant deux jours.
  • Après de très longues recherches, Georges Aussonac a finalement été retrouvé au fond d’un ravin.
  • Il doit sa survie à l’eau d’un ruisseau et à quelques barres de céréales.

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C’est l’histoire d’un sauvetage presque miraculeux. En Ariège, alors que ses proches avaient perdu tout espoir, un septuagénaire a pu être secouru après être resté seul pendant 48 heures dans un ravin. Georges Aussonac, 78 ans, a finalement été hélitreuillé par les gendarmes après deux jours en pleine montagne. 

Le scénario est à peine croyable. Parti avec un ami à la recherche de champignons à 1.300 mètres d’altitude, le retraité décide de redescendre seul, un peu fatigué par deux heures de marche. Mais très vite, il se perd alors qu’il longe la rivière. Il raconte la suite sur son lit d’hôpital. « Je ne faisais que monter, descendre, mais je ne retrouvais pas le chemin », explique-t-il dans le reportage ci-dessus. 

Là, je l’ai aperçu à 50 mètres. Mon collègue Gabriel me dit : il bouge, il a levé le bras.

Messa, un ami

À la fin de la journée, il finit par s’assoupir. « Le lendemain, j’ai remarché et c’est là que je suis tombé. Je me suis mis à l’abri », poursuit-il. Blessé, Georges ne peut plus bouger. De plus, son téléphone ne capte pas. Il passera deux nuits dehors, seul. Quelques barres de céréales et un peu d’eau l’aident à tenir. Dans le ciel, il aperçoit plusieurs fois l’hélicoptère parti à sa recherche. « J’avais le téléphone allumé, je faisais des appels, mais ils ne m’ont pas trouvé », raconte-t-il. Son téléphone finira par borner. 

Durant deux jours, ses proches aussi ont fouillé la forêt. Ils ont sillonné le secteur, mètre après mètre. Et c’est Messa, un ami, qui finit par le retrouver. « On a pris le risque de descendre sur le bord d’une falaise pour avoir une vue sur le canyon, en-dessous et au-dessus. Là, je l’ai aperçu à 50 mètres. Mon collègue Gabriel me dit : il bouge, il a levé le bras », témoigne-t-il au téléphone.

Georges est vivant, mais il est en hypothermie. La température de son corps avoisine les 30 degrés. « Je n’aurais pas lâché. J’étais prêt à rester tout le temps qu’il fallait pour le trouver », assure Messa. Le retraité ne peut que le remercier. De son côté, sa famille n’en revient toujours pas. « Il a la niaque, il est comme moi, on ne lâche rien », se félicite sa femme. Georges a seulement cinq côtes fêlées. Dès ce jeudi, il sort de l’hôpital, conscient d’avoir échappé à la mort.

La rédaction de TF1info | Reportage : Perrine MISLANGHE et Marion LARRADET

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