- Dans les champs, les chaleurs extrêmes ont totalement déshydraté certaines cultures.
- Tomates, salades, groseilles, ou pommes, ont été brûlées par l’air chaud et l’intensité du soleil.
- Reportage de TF1 en Loire-Atlantique et dans le Maine-et-Loire, où certains maraîchers ont perdu une partie conséquente de leurs récoltes.
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Juin 2026 : la France frappée par une canicule sans précédent
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En pleine récolte de tomates, Dominique David n’a jamais vu ça. « Comme vous voyez, la tomate a pris un coup de chaud, donc elle devient plus ou moins translucide, donc ce n’est pas consommable. C’est brûlé complètement, la tomate est cuite »
, montre-t-il dans le reportage du 20H ci-dessus. Ce producteur de légumes bio de Guérande (Loire-Atlantique) avait blanchi ses serres en pulvérisant du blanc de Meudon pour freiner les rayons du soleil. Mais la canicule a tout de même abîmé 15% des tomates. Plus loin, ses jeunes plants de salade n’ont pas survécu. « La salade a brûlé complètement, vous voyez »
, soupire-t-il.
À 200 km de là, dans le Maine-et-Loire, ce ne sont pas seulement les légumes, mais aussi les fruits qui ont souffert. Marc Ludeau est producteur de groseilles. Avec l’air chaud et l’intensité du soleil, le fruit a littéralement confit sur le pied. « Il y a des grains qui ont complètement desséché et d’autres grains qui ont brûlé »
, montre-t-il. Il a perdu 70% de sa production, soit plus de 35.000 euros de manque à gagner. « On se sent démuni dans le sens où on fait tout ce qu’il faut, c’est-à-dire l’irrigation en goutte-à-goutte au pied. On a fait des essais de blanchiment à l’argile pour éviter les coups de soleil. Et on s’aperçoit que malgré tout ça, on a tout perdu »
, témoigne-t-il.
Malgré le talc et un immense filet, les pommes, elles non plus, n’ont pas résisté aux 40 degrés. « On voit tous les fruits qui sont nécrosés par le soleil. Comme un coup de soleil sur une personne »
, explique Albert Richard, pomiculteur à Corzé. Dans la région d’Angers, cet épisode caniculaire pousse les producteurs de fruits et légumes à tout repenser. « Ça confirme les besoins en eau. C’est-à-dire que des végétaux avec des températures extrêmes comme ça ont énormément besoin d’eau. Donc il faudra certainement adapter, stocker l’eau pour pouvoir se préserver de ces températures. Et puis après, ça interroge sur l’évolution des espèces »
, estime Albert. La Gala, la Pink Lady, seront-elles encore cultivées en France d’ici à 30 ans ? Il faudra sans doute privilégier des variétés de pommes plus résistantes aux fortes chaleurs.

