• Le transfert du braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd vers une autre prison, obtenu début août, a été annulé en appel, mercredi 19 août.
  • Le juge d’application des peines avait estimé ses conditions de détention à la prison de Condé-sur-Sarthe « contraires à la dignité humaine ».
  • La chambre d’application des peines (CHAP) de Caen considère que l’administration pénitentiaire a depuis apporté des « correctifs » suffisants.

Rédoine Faïd ne quittera finalement pas Condé-sur-Sarthe. Le transfert du braqueur multirécidiviste vers une autre prison (nouvelle fenêtre) a été annulé en appel, mercredi 19 août, a confirmé le parquet général de Caen à l’AFP. Le président de la chambre d’application des peines « infirme la décision » du juge d’application des peines, estimant que les « correctifs » apportés par l’administration pénitentiaire ont amélioré les conditions de détention du détenu.

Deux évasions spectaculaires

Surnommé « le roi de la belle », Rédoine Faïd avait pourtant obtenu, le 7 août dernier, son transfert vers le centre pénitentiaire de Valence, dans la Drôme. Le juge d’application des peines d’Alençon avait alors jugé ses conditions de détention (nouvelle fenêtre) « contraires à la dignité humaine » à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne. Il était jusqu’alors détenu au sein du quartier de haute sécurité (nouvelle fenêtre) de cet établissement, mis en service en novembre 2025 par Gérald Darmanin. 

Benoit David, l’avocat de Rédoine Faïd, n’a pas souhaité s’exprimer, n’ayant pas encore pris connaissance de cette décision. 

Connu pour ses deux évasions spectaculaires, en 2013 à l’explosif et en 2018 par hélicoptère, Rédoine Faïd est incarcéré à Condé-sur-Sarthe depuis 2025. Il était auparavant détenu à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, où ses conditions de détention avaient été jugées « contraires à la dignité de la personne humaine de par leur combinaison, leur durée et l’absence de perspectives concrètes et objectifs réalisables donnés au détenu » par la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Douai.

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