• En Corrèze, des parents d’élèves ne cachent pas leur colère avant la rentrée.
  • La suppression annoncée de plusieurs lignes de transport scolaire fait grincer des dents.

En Corrèze, des parents d’élèves sont en colère, à quelques jours de la rentrée. Dix-huit lignes de transport scolaire ne rouleront plus à partir du mois de septembre. Cette décision de la région Nouvelle-Aquitaine peine à être comprise et suscite l’incompréhension. 

Cela constitue un gros changement pour les enfants et les parents. « On va devoir l’amener tous les matins et venir le chercher les soirs. On est agriculteurs, les conditions de vie sont déjà compliquées », témoigne la mère du jeune Marius. Son enfant n’avait que quelques pas à faire pour se rendre à son arrêt de bus. 

Ces lignes supprimées étaient dans le viseur de la région à cause de leur utilisation par moins de quatre enfants. « Les budgets régionaux sont de plus en plus contraints. Je sais que, pour deux ou trois familles, ça risque d’être compliqué. Mais on va voir les possibilités qu’on peut leur offrir », assure Françoise Serre, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine.

Cette situation inquiète également les élus locaux. « C’est la mort de certaines écoles », explique Nicolas Jouve, maire de la commune de Sarroux-Saint-Julien. Il redoute le départ de plusieurs élèves vers des communes voisines, ce qui pourrait entraîner, selon l’édile, des fermetures de classes. 

Baptiste MARIN

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