- La baisse du plafond de l’abattement fiscal des retraités, proposée par le gouvernement, a été retoquée ce mercredi par les députés.
- Du RN à LFI, la plupart des membres de la commission des Finances ont fustigé « une hausse d’impôt » pour nos aînés.
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Budget : dernier examen périlleux
avant la présidentielle de 2027
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Mettre à contribution les retraités dans le cadre du budget 2027 ? C’est ce que le gouvernement entend faire, mais la partie est loin d’être gagnée pour lui. Dans son projet de loi de finances (PLF), l’exécutif a décidé d’abaisser le plafond de l’abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités. La copie de départ prévoit ainsi que le plafond de cet abattement soit réduit de 4.439 euros à 3.000 euros. Une manière de prélever plus d’impôts sur les pensions de retraite, à l’exception des plus petites.
La mesure n’est toutefois pas populaire à l’Assemblée nationale. En commission des Finances, où les députés ont entamé ce mercredi 7 octobre l’examen du PLF, six groupes parlementaires ont déposé un amendement visant à supprimer l’article 3, celui qui réduit cet abattement : la droite républicaine, Horizons, le Rassemblement national, l’Union des droites pour la République, La France insoumise, et la gauche démocrate et républicaine (composée essentiellement du Parti communiste). Il a été adopté à la quasi-unanimité, seuls quelques députés Renaissance et MoDem s’y opposant, supprimant ainsi la mesure.
« Hausse d’impôt » contre « électoralisme »
Le groupe Horizons, qui soutient pourtant le gouvernement, a fait valoir une volonté de ne pas aggraver « la pression fiscale »
, tandis que le RN a dénoncé « une hausse d’impôt et une baisse du pouvoir d’achat des retraités »
. La France insoumise, elle, a fustigé « une hausse d’impôt généralisée sur une grande partie des retraités »
pendant que « les milliardaires s’en mettent toujours plein les poches »
.
La décision de supprimer la mesure relève d’un « vent d’électoralisme primaire vis-à-vis des retraités »
, a rétorqué le groupe Renaissance. « Dans le contexte budgétaire dans lequel nous sommes, c’est complètement irresponsable. Vous êtes en train d’amplifier la facture générationnelle en demandant des efforts à tout le monde, sauf aux retraités. Ce n’est pas responsable vis-à-vis des travailleurs. »
La mesure n’est toutefois pas encore aux oubliettes. Dès le 13 octobre prochain, les députés reprendront l’examen du PLF en repartant de la copie de départ du gouvernement, qui vient cependant d’observer l’immense difficulté à laquelle il va faire face pour faire passer ses propositions.

