- Le prix du baril de Brent s’envole, jeudi 30 avril.
- Le seuil des 126 dollars a été dépassé.
- Nicolas Doze répond, en plateau, à la question : faut-il taxer les superprofits ?
Suivez la couverture complète
Taxes, carburants, inflation… Les Français face à la vie (très) chère
Le baril de Brent est en train de s’envoler, jeudi 30 avril. Nous avons passé la barre des 126 dollars pour la référence mondiale sur le cours du pétrole. Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sont lourdes pour les automobilistes. Les pétroliers enregistrent en revanche de beaux profits. Total a ainsi annoncé des résultats trimestriels en forte hausse : 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros) de bénéfice net, soit 51% de plus sur un an.
Dès lors, une question se pose : alors faut-il les taxer ? « Il est clair que c’est la solution de l’évidence qui vient en tête à tous les politiques dans ce genre de moment »
, assure Nicolas Doze. L’éditorialiste économie de LCI précise : « D’ailleurs, cinq pays ont demandé à Bruxelles, début avril, une solution de surtaxe en Europe. Il s’agit de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie, de l’Autriche et de l’Allemagne. »
Le Royaume-Uni taxe déjà à 38% jusqu’en 2030 les superprofits des barils qui sont extraits de la mer du Nord. Le Canada le fait aussi, sur la production qui se déroule en Alberta. « La plupart des pays qui abritent des extractions de pétrole ont même une fiscalité variable en fonction du prix du marché »
, explique Nicolas Doze.
La France avait mis en place une taxe exceptionnelle sur ces fameux superprofits en 2023. « Elle n’a rapporté que 69 millions d’euros. Ça a tout simplement été un fiasco, parce que la France n’a pas de puits de pétrole, comme d’autres pays. Donc est-ce que c’est la solution ? Ma réponse, c’est non »
, conclut Nicolas Doze.

