- Le carport est une solution économique et une alternative astucieuse au garage fermé traditionnel.
- Des démarches administratives peuvent être nécessaires selon la taille de la structure.
- Il convient de bien choisir l’emplacement et les matériaux avant d’entamer les travaux.
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Moins onéreux qu’un garage fermé, un carport est une structure ouverte permettant d’abriter astucieusement un ou plusieurs véhicules motorisés. Et contrairement à un garage, il n’est pas complètement fermé. Couvert par un toit et des poteaux, le carport peut également servir pour d’autres usages.
Faut-il une autorisation ?
Tout comme n’importe quel aménagement, il faut se référer aux règles du Code de l’urbanisme. En fonction de la surface d’emprise au sol, la construction d’un carport nécessite une autorisation. En effet, si cette surface est inférieure ou égale à 5 m², aucune démarche n’est nécessaire. Si le carport mesure entre 5 et 20 m², il faudra déposer une déclaration préalable de travaux auprès de la mairie. Au-delà de 20 m², un permis de construire est obligatoire. Par ailleurs, si la construction concerne un terrain situé sur une zone protégée, une déclaration préalable de travaux est exigée lorsque la surface au sol est comprise entre 0 et 20 m². Enfin, les communes peuvent prévoir des règles et des restrictions supplémentaires, il convient donc de se référer au PLU avant de se lancer dans les travaux de construction.
Quels matériaux choisir ?
La construction d’un carport peut se faire avec différents matériaux, chacun ayant ses propres avantages. Le bois est une solution écologique, il s’accorde à tous les jardins, apporte du cachet, de la chaleur et il reste naturel. S’il est bien traité, le bois offre une bonne résistance aux intempéries, il est durable et il est aussi facilement personnalisable. L’inconvénient ? À moins de choisir une essence noble ou un bois exotique, le bois a besoin d’être entretenu afin de résister aux parasites, insectes ou l’humidité qui peut le faire gonfler. Or, ces bois sont relativement onéreux.
Le métal est aussi une bonne solution pour la création d’un carport. Léger, résistant, durable, ce matériau nécessite peu d’entretien et convient aux amoureux des aménagements modernes et épurés. En revanche, pour éviter la rouille, l’acier nécessite un traitement. Par ailleurs, son prix est aussi élevé.
Dernière option : le PVC. Il convient pour les petits budgets et les particuliers à la recherche d’une solution simple. Toutefois, il est moins robuste, moins esthétique et sensible aux chocs.
Pour la toiture, il est possible d’opter pour des traverses en bois, du feutre bitumé en rouleaux, mais aussi du polycarbonate, de la tôle ou encore des tuiles (à condition d’avoir une structure robuste).
Quel emplacement choisir ?
L’installation d’un carport doit être soigneusement choisie afin de garantir son utilité et sa conformité aux règles d’urbanisme locales. Il est possible de l’adosser à une façade ou un mur ou alors d’opter pour un carport autoporté. Dans le deuxième cas, il est indépendant et libre à vous de le placer où vous le souhaitez. Par ailleurs, avant de choisir l’emplacement, pensez à la distance entre le carport et l’habitation. Lorsque les conditions climatiques sont mauvaises, vous n’avez pas envie de marcher sous des torrents de pluie en sortant de votre voiture. Enfin, si votre terrain est petit, préférez un modèle adossé afin de perdre le moins de surface. Le carport pourra même servir de véranda en été !
Le carport est-il imposable ?
Enfin, il faut savoir que les carports sont imposables et soumis à plusieurs impôts, dont la taxe d’aménagement, la taxe d’habitation et l’impôt foncier. Ils doivent donc faire l’objet d’une déclaration auprès des services des Impôts. Les carports de moins de 5 m², en revanche, ne sont pas soumis à la taxe d’aménagement.

