• Bernadette Chirac a été une élue corrézienne durant un demi-siècle.
  • À Sarran, village de 300 habitants, l’annonce de sa disparition, ce samedi, a été accueillie avec beaucoup d’émotion.
  • « C’était quelqu’un qui avait le cœur sur la main », témoigne une Corrézienne au micro du 20H de TF1.

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Bernadette Chirac est décédée à l’âge de 93 ans

À Sarran, village de 300 âmes, Bernadette Chirac n’était pas juste la femme du président. Seule première dame à avoir exercé un mandat politique, elle a été élue pour la première fois en 1971 au conseil municipal de cette petite commune avant de devenir conseillère générale de Corrèze, département où elle a été par la suite élue sans discontinuer de 1979 à 2015. 

L’annonce de sa disparition, ce samedi, a été accueillie avec beaucoup d’émotion. « J’en ai eu des frissons parce qu’elle faisait partie de notre vie », souligne une habitante. « Ce sont des gens qu’on avait connus même en étant gamin. C’est un peu de notre patrimoine qui s’en va », admet un autre habitant dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article.

Une élue proche et à l’écoute

Devant le musée Jacques Chirac, un registre de condoléances a été installé. « Sans eux, la Corrèze serait un département perdu, parmi tant d’autres, oublié de nos dirigeants parisiens », certifie un Corrézien. « Tout ce qu’elle a fait pour les Pièces jaunes, notamment… C’était quelqu’un qui avait le cœur sur la main », renchérit une Corrézienne. 

Le village abrite aussi le château de Bity, acheté en 1969 par le couple Chirac, où Bernadette Chirac a continué à se rendre après la mort de l’ancien président de la République en 2019. Plus discrète et plus réservée que son mari, elle a toujours su rester proche des habitants. « Quand elle venait, on pouvait lui serrer la main et discuter des problèmes que nous avions », se souvient un habitant. 

Bernadette Chirac avait aussi des convictions politiques très affirmées. « C’est une femme ancrée dans la tradition, issue d’une famille très conservatrice mais qui savait vivre avec son temps et comprendre les évolutions de la société », analyse Pascal Coste, président LR du conseil départemental de la Corrèze.

Entre Bernadette Chirac et la Corrèze, l’histoire se poursuit : le collège qui porte son nom dans le village pourrait accueillir le week-end prochain une cérémonie pour lui rendre hommage.

La rédaction de TF1info | Reportage : Guillaume FRIXON, Marine POUJOL

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