• Une semaine après l’exfiltration de son domicile par le Raid et des menaces de mort de la DZ Mafia, le maire d’Alès s’est exprimé auprès de l’AFP.
  • « On s’en sortira », a réagi Christophe Rivenq, qui a salué les « milliers de messages de solidarité » reçus.
  • « Il y a eu aussi beaucoup d’inquiétude. Mais la sécurité est au top et la vie continue », a poursuivi l’édile de la sous-préfecture du Gard.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

« J’ai reçu des centaines, des milliers de messages de solidarité. » En marge de la cérémonie de prise de fonction de la nouvelle sous-préfète ce lundi 27 juillet, le maire d’Alès Christophe Rivenq, désormais placé sous protection policière, a indiqué qu’il poursuit sa « tâche », conforté par la « solidarité » de ses concitoyens. « Il y a eu aussi beaucoup d’inquiétude. Mais la sécurité est au top et la vie continue. On s’en sortira », a continué l’élu LR de 60 ans.

Menaces de mort et exfiltration par le Raid

Christophe Rivenq était discret dans les médias ces derniers jours, une semaine après avoir été exfiltré de son domicile par le Raid dans la nuit du 20 au 21 juillet en raison de la remontée d’une menace évoquant la possible présence d’une voiture piégée, information non confirmée à ce stade. 

Le 16 juillet, il avait déjà reçu une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm ainsi que des inscriptions menaçantes taguées sur le mur de sa clôture, signées « DZ NG », pour DZ Mafia nouvelle génération (une possible scission au sein de l’organisation criminelle marseillaise).

Les menaces, pour moi, sont réelles et il faut les prendre avec sérieux et gravité

Abdelkrim Grini, procureur d’Alès, à l’AFP

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a alors évoqué un « projet d’action violente » contre l’élu, alors que l’enquête a été confiée au Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). « Les menaces, pour moi, sont réelles et il faut les prendre avec sérieux et gravité, parce qu’un palier grave a été franchi, puisqu’on s’en prend à un élu de la République qui fait son travail et rien que son travail », a confié lundi à l’AFP le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini.

Pour « éradiquer le narcotrafic« , a poursuivi le procureur, « il faut s’en donner les moyens, il ne faut pas se résigner, il faut rester déterminés et mener une véritable guerre contre le narcotrafic ». « Je pense que le maire ne s’attendait absolument pas à faire l’objet de ce type de menaces et c’est normal. Si on menace un procureur, ça fait un peu partie des risques du métier (…) La France entière a été choquée », a-t-il ajouté.

Quant à la nouvelle sous-préfète Lucie Roesh, elle a souligné que « dans une politique d’aménagement urbain, dans une ville comme Alès, les sujets de sécurité ne se traitent pas seuls ». Il faut aussi agir sur « le renouvellement urbain, l’éducation, la mobilisation en faveur de la jeunesse, la lutte contre la pauvreté »

Share.
Exit mobile version