• La crise des carburants fait changer le regard de nombreux Français sur les voitures électriques, avec des recherches et des commandes en hausse.
  • Ce reportage du JT de TF1 calcule combien une automobiliste a économisé en franchissant le pas il y a deux mois.

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Jusqu’ici, Edith Mallet avait toujours roulé avec des véhicules thermiques. Son dernier modèle était même une voiture diesel. Mais cette habitante des Hauts-de-France a choisi il y a deux mois d’opter pour la première fois pour une électrique, un choix qu’elle ne regrette « pas du tout » : « Je suis parfaitement contente de mon achat« , assure-t-elle dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. Encore plus lorsqu’elle passe aujourd’hui devant la station essence dans laquelle elle avait l’habitude de venir remplir son réservoir : « Quand je vois 2,23 euros le litre de gasoil, je me demande combien ferait un plein…« .

Edith Mallet, qui recharge son véhicule sur une borne de centre-ville, avec un coût du kilowattheure de 0,29 centime, a fait ses calculs : « J’ai dépensé environ 50 euros pour faire 1400 kilomètres depuis que je l’ai« , indique-t-elle face à notre caméra. Combien aurait-elle dépensé si elle était restée à l’essence ou au diesel ? Notre équipe fait la comparaison, alors que les 1400 kilomètres parcourus en deux mois par notre automobiliste avec sa voiture électrique lui ont coûté précisément 49,12 euros.  Avec un litre au plus fort à 2,20 euros, la même distance avec une voiture diesel lui aurait coûté 215 euros, l’économie est donc de 166 euros.

L’économie réalisée en deux mois par rapport à une voiture diesel. – TF1

Et avec une voiture essence, cela lui aurait coûté 196 euros. L’économie est cette fois de 146 euros. L’électrique lui coûte donc environ quatre fois moins cher. 

L'économie réalisée en deux mois par rapport à un véhicule essence.
L’économie réalisée en deux mois par rapport à un véhicule essence. – TF1

Comme celui d’Edith Mallet, le regard de nombreux Français sur les voitures électriques change ces derniers temps. Chez les concessionnaires, c’est du jamais-vu, les clients se bousculent pour acheter des voitures électriques, comme la femme interrogée par notre équipe dans une concession « Kia » de Liévin (Pas-de-Calais). « C’est une bascule forcée, je dirais, parce qu’on sait très bien qu’il faut décarboner, que les ressources sont limitées, confie-t-elle. Mais ce n’est pas évident d’y passer, c’est un changement de comportement, un changement de croyances« . 

Un changement motivé aussi par les prix des véhicules électriques neufs. Ils ont longtemps été plus chers que les thermiques, mais ça, c’était avant. D’autant qu’il existe toujours des primes de l’État, baptisées CEE. « Celle-ci, qui est à moins de 20.000 euros bonus CEE déduit, c’est un véhicule qui est produit en Europe, 100% électrique, nous montre David Brevière, responsable de la concession « Kia ». Et aujourd’hui, majoritairement, les véhicules neufs qu’on vend sont électriques à plus de 50%« . Attention tout de même, la prime est plus avantageuse si vous achetez un véhicule fabriqué en Europe. 

TF1

Les ventes s’envolent en tout cas.  Comme le montre l’infographie ci-dessus, 33% des voitures achetées aujourd’hui sont électriques, contre 27% l’an dernier, soit six points de plus.

La rédaction de TF1info | Reportage : Sébastien HEMBERT, Zack AJILI

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