• Mariano Rajoy livre son sentiment sur les Bleus dans la presse, avant la demi-finale France-Espagne.
  • L’ancien Premier ministre apprécie l’équipe de Didier Deschamps mais juge qu’elle joue « sans Français ».
  • Des propos qui s’inscrivent dans une série de dérapages racistes depuis le début de la Coupe du monde 2026.

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Nouveau dérapage raciste en marge de la Coupe du monde 2026. Dans une tribune publiée le 10 juillet sur le site du quotidien El Debate, l’ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy livre son sentiment sur l’équipe de France, avant la demi-finale qui l’opposera à celle de son pays mardi 14 juillet à Dallas.

« Elle a remporté tous les matchs auxquels elle a participé à cette Coupe du monde et elle occupe la première place du classement Fifa », écrit-il. « Elle a, en plus, un effectif de très haut niveau. Ceci dit sans Français », glisse-t-il au passage avant d’estimer qu’elle « joue très bien » et qu’elle sera « un adversaire formidable ».

Une élue argentine déclarée « persona non grata »

Membre du Parti populaire, marqué à droite, Mariano Rajoy a dirigé le gouvernement espagnol de 2011 à 2018, date à laquelle le socialiste Pedro Sanchez lui a succédé. À l’époque, il a été renversé par une motion de censure, suite à la condamnation de sa formation dans une affaire de corruption. Aujourd’hui âgé de 71 ans, il s’est retiré de la vie politique.

Sa sortie intervient après le scandale des propos racistes de la sénatrice paraguayenne Céleste Amarilla sur Kylian Mbappé après le match France-Paraguay. « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés », avait notamment écrit sur X l’élue d’opposition, provoquant la colère du capitaine des Bleus.

Condamnée par les dirigeants des deux pays et de nombreuses personnalités à travers le monde, cette sortie fait l’objet d’une enquête pour « injure publique et provocation publique à la haine ou à la violence », ouverte par le parquet de Paris, suite à une plainte déposée par la Fédération française de football (FFF).

Ces dernières heures, ce sont les déclarations d’une autre élue sud-américaine après France-Paraguay qui sont revenues sur le devant de la scène. Dans un message posté sur X, Hebe Casado, vice-gouverneure de la province de Mendoza, avait en effet estimé que la France était « une équipe africaine, sans manières ».

Ce dimanche, l’ambassadeur de France en Argentine, Romain Nadal, dénonce auprès de l’AFP des propos dont « le caractère raciste ne fait aucun doute » et qui « disqualifient » l’intéressée, avec laquelle il ne souhaite plus collaborer à l’avenir. « Il n’y a pas de place pour le racisme dans la coopération franco-argentine », estime-t-il.

Jérôme VERMELIN

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