• La crue dévastatrice dans l’Himalaya a fait près de 800 morts et causé des dégâts considérables.
  • Le travail des secours est complexifié par la destruction des infrastructures et le relief du paysage.
  • « Seul l’État peut gérer l’organisation, mais le Népal n’est pas assez riche ni assez puissant », explique sur LCI le géopolitologue Sébastien Regnault.

Le bilan au Népal est catastrophique. La crue dévastatrice dans l’Himalaya a fait près de 800 morts et plus de 3.000 personnes restent portées disparues. Sans compter les dégâts matériels considérables. Mais la destruction des infrastructures et le relief accidenté du paysage compliquent justement le sauvetage des survivants.

« L’aide devient bancale », estime sur LCI le géopolitologue Sébastien Regnault. « Les renforts logistiques, les soutiens, les soins, les médecins, etc., sont victimes de la destruction des routes et des ponts. Les moyens aériens doivent combler ce genre de problèmes. » Pendant ce temps, les sauveteurs sont contraints d’opérer sous la menace permanente d’un nouveau déchaînement naturel.

Mais malgré l’aide annoncée de certains pays, le Népal doit être le principal pouvoir à apporter une réponse à la crise. « Il n’y a qu’un État qui peut régler ce genre de catastrophe », poursuit Sébastien Regnault. « C’est une situation d’urgence donc un système D se met en place. Mais il y a aussi un besoin de coordination extrêmement fort d’un point de vue de l’État . C’est là où ça pêche : le Népal n’est pas un pays très riche ni très puissant. »

Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.

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