• La journée de vendredi a été marquée par l’annonce de la réouverture du détroit d’Ormuz, par l’Iran.
  • Dans le même temps, le président américain précise que le blocus américain des ports iraniens demeurerait « totalement en vigueur ».
  • Voici ce qu’il faut retenir des dernières heures sur le conflit au Moyen-Orient.

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Moyen-Orient : réouverture du détroit d’Ormuz, cessez-le-feu au Liban

La réouverture du détroit d’Ormuz, un président américain qui salue la décision mais maintient le blocus jusqu’à nouvel ordre,  une « mission de sécurisation » en préparation… Voici ce qu’il faut retenir des dernières heures.

L’Iran annonce l’ouverture totale du détroit

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré vendredi complètement « ouvert » le très stratégique détroit d’Ormuz, essentiel pour le commerce des hydrocarbures dans le monde, tant que durera la trêve au Moyen-Orient. « En ligne avec le cessez-le-feu au Liban, le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d’Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la période restante du cessez-le-feu », a écrit sur X Abbas Araghchi.

Les mouvements des navires militaires « restent interdits », a précisé un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision d’État Irib. « Seuls les bâtiments civils peuvent le franchir par les passages désignés et avec la permission de la marine des Gardiens de la révolution », armée idéologique de la République islamique.

La trêve entre l’armée israélienne et le mouvement pro-iranien Hezbollah, entrée en vigueur jeudi à 21h pour dix jours, était l’une des conditions posées par l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, a rappelé Irib. Le chef de la diplomatie iranienne n’a pas précisé si le détroit resterait ouvert jusqu’à la fin du cessez-le-feu au Liban ou de celui en vigueur entre les États-Unis et l’Iran qui prend en théorie fin le 22 avril mais pourrait être prolongé.

Trump maintient le blocus jusqu’à nouvel ordre

Donald Trump, en déplacement actuellement à Las Vegas, a également salué l’annonce par l’Iran de la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial et contrôlée par Téhéran.

« Merci ! », a-t-il écrit dans un message ayant suivi cette annonce, avant de préciser que le blocus américain sur les ports iraniens resterait cependant en vigueur jusqu’à ce qu’un accord avec l’Iran « soit achevé à 100 % ». « Le processus devrait aller très rapidement puisque la plupart des sujets ont déjà été négociés », a ajouté le président américain.

Il a également affirmé que l’Iran avait accepté de « ne plus jamais fermer le détroit d’Ormuz ». « Ce ne sera plus utilisé comme arme contre le monde! », s’est-il félicité. En outre, Téhéran « a retiré, ou est en train de retirer, toutes ses mines marines » dans le détroit, « avec l’aide des États-Unis », a assuré le président américain, sans toutefois fournir de détails.

Les « non-belligérants » préparent une mission de sécurisation

Plusieurs pays « non-belligérants » se sont dits prêts vendredi, lors d’une conférence autour d’Emmanuel Macron et Keir Starmer, à « une mission neutre » de sécurisation du détroit d’Ormuz, dont ils ont demandé la « pleine réouverture », au-delà de l’annonce iranienne venue percuter la réunion. Donald Trump a aussitôt rejeté les propositions « d’aide » de l’Otan, qui pourtant ne participait pas à la visioconférence organisée depuis Paris, jugeant que « la situation sur le détroit d’Ormuz » était désormais « terminée ».

Le président français et le Premier ministre britannique ont organisé cette conférence, rejoints à l’Élysée par le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni. En tout, 49 pays ont participé, dont une trentaine au niveau des chefs d’État et de gouvernement, la plupart à distance. Ils ont évoqué « la mise en place d’une mission neutre, bien distincte des belligérants, afin d’accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe », a déclaré à l’issue Emmanuel Macron.

« Plus d’une douzaine de pays » ont déjà proposé de contribuer à une telle force « pacifique et défensive », a précisé à ses côtés Keir Starmer, annonçant une réunion de « planification militaire » la semaine prochaine à Londres pour dévoiler « plus de détails » sur sa « composition ». Giorgia Meloni a elle rappelé qu’il faudrait au préalable « une cessation des hostilités ».

A. LG avec AFP

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