• L’administration Trump a annoncé vendredi vouloir mettre fin aux protections dont bénéficient les loups en tant qu’espèces menacées.
  • Cette volonté provoque la colère des associations de défense de l’environnement.

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Les associations de défense de l’environnement sont en colère. L’administration Trump a annoncé vendredi vouloir mettre fin aux protections dont bénéficient les loups en tant qu’espèces menacées. Dans un décret destiné à aider les éleveurs à lutter contre les pertes de bétail, le président américain a demandé à son ministre de l’Intérieur, Doug Burgum, de déterminer dans un délai de 90 jours si les loups gris et les loups du Mexique remplissaient les critères « permettant leur retrait de la liste des espèces protégées, ou leur reclassement au titre de la loi sur les espèces menacées, l’ESA ».

Si les critères sont remplis, le ministre peut débuter leur retrait de la liste, ce qui pourrait mener le gouvernement à encourager les États à assouplir les règles encadrant l’abattage des loups.

Au moins 250.000 loups vivaient aux États-Unis avant l’arrivée des colons européens qui ont décimé la population de ces canidés au fil de leur expansion vers l’ouest. Aujourd’hui, environ 7.600 loups gris sont présents dans les États-Unis continentaux, selon le Wolf Conservation Center, tandis qu’on estime à 317 la population du loup du Mexique fin 2025, selon le groupe chargé de les surveiller.

Le retrait des loups gris des espèces protégées

L’administration Trump avait décidé de retirer aux loups gris leur statut d’espèce protégée, mis en place dans les années 1970 après leur quasi-extinction aux États-Unis. Des protections rétablies par un juge fédéral en 2022.

Ben Greuel, de l’association de défense de l’environnement Sierra Club, voit cette décision comme une manière d’apaiser les éleveurs mécontents de la décision du gouvernement de lever temporairement les taxes sur le boeuf importé. « Transformer la protection des loups en gestion politique des dégâts ne fera rien pour baisser le prix des courses ou aider les familles qui sont confrontées à la hausse du coût de la vie », a-t-il ajouté.

En outre, l’administration Trump avait déjà affaibli en juillet la protection des habitats naturels des espèces menacées. Le président américain a ainsi mis fin à cinq décennies de jurisprudence et de pratique dans l’interprétation d’une loi majeure sur les espèces menacées adoptée en 1973, à laquelle est attribué le sauvetage de plusieurs espèces emblématiques aux États-Unis, dont celle du pygargue à tête blanche, rapace symbole du pays.

La rédaction de TF1info avec AFP

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