• Près de 500 cas d’infection par le virus Ebola sont désormais confirmés en Afrique centrale.
  • Parmi eux, l’OMS a recensé 82 décès en République démocratique du Congo.
  • C’est là que l’épidémie a été déclarée il y a trois semaines.

La hausse des cas se poursuit. Ce sont désormais près de 500 patients atteints du virus Ebola (nouvelle fenêtre) qui ont été confirmés en Afrique centrale, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié ce samedi 6 juin. Une hausse qui intervient alors que l’inquiétude grandit face à l’ampleur que pourrait prendre l’épidémie de fièvre hémorragique.

Une hausse de 100 cas en 24 heures

Dans sa mise à jour quotidienne, l’agence indique avoir recensé 452 cas, dont 82 décès, en République démocratique du Congo (nouvelle fenêtre), où l’épidémie a été déclarée il y a trois semaines. En Ouganda voisin, elle a par ailleurs comptabilisé 19 cas confirmés, dont deux décès. Le total de 471 cas et 84 décès représente une hausse de 100 cas et 20 décès par rapport à la veille.

Cette augmentation intervient alors que se multiplient les avertissements selon lesquels l’épidémie actuelle, que l’OMS a qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale, pourrait rivaliser avec l’épidémie record de la décennie dernière, qui avait fait plus de 11.000 morts en Afrique de l’Ouest. En l’absence de mesures fortes de santé publique (nouvelle fenêtre), « ce niveau est possible », a déclaré Jason Asher, du département de prévision et d’analyse des épidémies des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, principale agence sanitaire américaine.

Le virus, qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. 

L’épidémie actuelle a été déclarée le 15 mai dans le nord-est de la RDC, mais on pense que le virus se propageait déjà discrètement depuis un certain temps. Il n’existe ni vaccin ni traitement approuvé contre la forme rare du virus Ebola de l’espèce Bundibugyo, à l’origine de l’épidémie actuelle.

F.S. avec AFP

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