• Gabriel Attal est officiellement entré dans la course à la présidentielle.
  • Sur le plateau du 20H de TF1, le dirigeant du parti Renaissance a évoqué les principales mesures de son programme pour 2027.
  • Voici ce qu’il faut retenir.

« Je veux débloquer l’avenir de notre pays. » Gabriel Attal s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle de 2027, à un peu moins d’un an du scrutin. Sur le plateau du 20H de TF1, samedi 23 mai, l’homme politique a ainsi évoqué plusieurs mesures phares de son programme. Sécurité, éducation, système des retraites, crises des carburants… Voici les principaux points à retenir.

  • Face à la crise provoquée par la hausse des prix à la pompe, pour Gabriel Attal, « la stratégie doit être deux choses : gérer l’urgence et préparer l’avenir ». L’urgence, c’est « accompagner financièrement les Français qui travaillent et qui ont besoin de leur voiture pour travailler », a-t-il estimé. L’avenir, c’est « l’électrification de nos usages ». « C’est ce qui fera que les Français ne dépendront plus des décisions internationales sur le prix du pétrole », a-t-il précisé.

  • La priorité de son quinquennat ? Investir dans l’avenir et donc dans l’éducation. « C’est l’école qui nous permettra d’avoir les ingénieurs qui nous permettront de maîtriser l’intelligence artificielle. C’est l’école qui nous permettra d’avoir les ouvriers qui feront qu’on redeviendra une grande nation industrielle. C’est l’école qui nous permettra d’avoir des médecins, des enseignants. C’est l’école qui nous permettra d’être unis », a développé Gabriel Attal. L’homme politique souhaite ainsi « investir dans l’avenir » afin de « changer la vie des Français » et éviter tout risque de fracture générationnelle. 
  • Les trois principales menaces pour la sécurité des Français ? « Le narcotrafic, l’entrisme et la délinquance des mineurs », a estimé Gabriel Attal. Sur ce dernier point, « je suis convaincu que les grands trafiquants de drogue utilisent des enfants comme de la chair à canon pour les envoyer faire du trafic parce qu’ils savent qu’ils ne risquent rien pénalement », a-t-il dénoncé. Pour y remédier, il propose notamment la mise en place d’une comparution immédiate pour les mineurs et l’atténuation de l’excuse de minorité. « C’est des mesures sur lesquelles j’avais travaillé quand j’étais Premier ministre et que je n’avais pas pu mettre en place à cause de la dissolution, mais qui sont prêtes à être mises en œuvre », a assuré l’homme politique.

Je propose de supprimer l’âge légal de départ à la retraite

Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, au 20H de TF1

  • Vers un changement « radical » du système des retraites. « Je pense qu’il faut un système universel avec les mêmes règles pour tout le monde. Ensuite je propose de supprimer l’âge légal de départ mais de garder la durée de cotisation. Donc si on décide de partir tôt, on a peu, et si on décide de partir tard, on a beaucoup. Je pense que c’est plus juste et ça donne plus de liberté aux Français », a-t-il exposé. « Et enfin je proposerai d’introduire une vraie dose de capitalisation« , a-t-il ajouté, précisant que les fonds pour les retraites pourraient alors « servir à financer l’économie et à faire de la croissance ».
  • Continuité ou tournant du macronisme ? Si Gabriel Attal revendique son expérience acquise auprès d’Emmanuel Macron, il cherche également à s’en distancier. « J’ai été ministre pendant six ans, c’est un fait et je pense que c’est utile d’avoir de l’expérience quand on aspire à être président de la République. Ensuite ça fait deux ans que j’ai quitté le gouvernement, donc c’est en homme libre que je me présente à cette élection », a martelé Gabriel Attal. Rappelant ensuite que le programme et le monde de 2017 étaient bien différents de 2027 puisqu’à l’époque, il n’y avait ni le retour de la guerre en Europe, ni l’intelligence artificielle, ni le retour de la guerre commerciale avec les États-Unis et la Chine.
  • Un accord possible entre Édouard Philippe et Gabriel Attal, les deux principaux candidats du centre ? « Le temps est de parler aux Français. Et ensuite, début 2027, s’il y a un risque avéré de deuxième tour entre La France insoumise et le Rassemblement national, évidemment qu’il faudra construire les conditions du rassemblement », a indiqué le secrétaire général de Renaissance. Tout en soulignant que Renaissance et Horizons « se parlent » déjà grâce à un comité de liaison.

Emma ALLAMAND

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