• En Chine, des vans autonomes assurent des livraisons sans conducteur.
  • Cette avancée technologique pourrait transformer le secteur.
  • Les explications de Yani Khezzar dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».

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En Chine, des vans sans chauffeur commencent à remplacer les livreurs. Une camionnette circule sans pare-brise, sans volant et sans chauffeur. « En Chine, plus personne ne s’étonne de les croiser dans la rue. On compte déjà 16.000 véhicules comme celui-ci dans 300 villes chinoises », affirme Yani Khezzar dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». La plupart de ces voitures autonomes appartiennent à la même entreprise, fondée à Pékin, qui a déjà raflé 70% des grands contrats de livraison. « Les commerçants s’en servent par exemple pour livrer de la viande dans un restaurant ou bien livrer des colis à des particuliers. Ça leur revient évidemment un peu moins cher qu’avec une livraison avec un humain, environ deux euros de frais de livraison », détaille le responsable innovation TF1/LCI. Le van peut rouler jusqu’à 60 km/h. Il s’arrête au feu rouge, détecte les panneaux et freine quand il y a un obstacle. Lorsqu’il est arrivé à destination, le client reçoit un message, il scanne le QR code et la porte s’ouvre pour récupérer le colis. Ce mode de livraison pourrait se développer en France à l’avenir.

La Chine souhaite 200.000 vans autonomes en 2030

Cette technologie n’est pas parfaite. Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent certains ratés avec des vans qui foncent dans le ciment tout frais sans réagir aux gestes des ouvriers. Un autre a été filmé en train de traîner un scooter sous son châssis. « Pour le moment, il y a encore quelques erreurs, mais avec les humains aussi », assure Yani Khezzar. « L’intelligence artificielle qui les pilote s’améliore très rapidement. Les véhicules sont suivis à distance en temps réel par des opérateurs humains et ils interviennent en cas de problème », ajoute le responsable innovation TF1/LCI. L’entreprise qui est derrière ces vans autonomes possède une flotte de véhicules qui a déjà parcouru plus de 100 millions de kilomètres. Elle a levé 600 millions de dollars. La Chine a pour objectif d’avoir plus de 200.000 vans autonomes sur ses routes d’ici à 2030.

Des petits robots de livraison au Royaume-Uni

Cette idée de voitures autonomes pour des livraisons s’exporte. « On voit des tests aux Émirats arabes unis, en Corée du Sud, à Singapour, récemment au Portugal », énumère le journaliste. Ce marché du dernier kilomètre, entre l’entrepôt et la porte du client, est stratégique. « Ça peut représenter jusqu’à la moitié des coûts logistiques d’approvisionnement », détaille-t-il. Les entreprises cherchent ainsi à gagner en rentabilité en se concentrant sur ce dernier kilomètre de livraison. En Europe, une version plus compacte et autonome existe pour effectuer des livraisons. Au Royaume-Uni, « des petits robots de livraison roulent tout seuls sur les trottoirs. Ils ont commencé en 2020. Ça fonctionne plutôt bien et ça devrait s’étendre parce qu’un géant de la livraison de repas à domicile veut les étendre en Europe », conclut Yani Khezzar.

C.F, Yani KHEZZAR

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