- Depuis plusieurs jours, certains escrocs se font passer pour des techniciens d’Enedis ou pour des élagueurs auprès des victimes des intempéries.
- D’autres tentent de cambrioler des maisons évacuées dans l’urgence.
- Regardez ce reportage en Gironde du JT de TF1.
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Tempêtes, orages, inondations… la météo s’emballe en France
C’est arrivé par le passé. C’est à nouveau le cas. Dans les régions frappées par les inondations, les sinistrés voient les sollicitations de faux artisans, faux techniciens d’Enedis ou faux élagueurs professionnels se multiplier, comme des vautours viendraient se nourrir des charognes de leurs proies. Les victimes d’intempéries, baissant plus facilement la garde dans l’urgence de leur situation, sont des cibles idéales pour les escrocs, mais aussi pour les cambrioleurs, dans ces zones dont les habitants ont été évacués, laissant la plupart des maisons désertes. « De tout temps, il y en a qui trouvent le bonheur dans le malheur des autres »
, philosophe un sinistré, interrogé par TF1 dans le reportage du 20H visible en tête de cet article.
Voilà maintenant huit jours que Nicole et François, résidant à Captieux (Gironde), subissent des pannes de courant à répétition, consécutives aux récentes tempêtes. Pour y remédier au plus vite, ils ont fait appel à un technicien trouvé sur Internet. « Le faux électricien, quand il est venu mardi, il a regardé notre tableau électrique, il a baissé tous les disjoncteurs, puis il les a remontés
, raconte le retraité. Il n’a rien fait d’autre. Il ne s’est pas servi des deux fiches, mais d’une seule pour tester. C’est ce qui m’a mis un peu le doute, mais après… »
Après, il y avait tout de même l’espoir de retrouver le courant.
Sauf qu’après, le prétendu technicien leur a présenté une facture conséquente, alors même que le courant n’était pas rétabli : « 90 euros de déplacement, 129 euros de main d’œuvre, pour un total TTC de 647,98 euros. J’ai un peu râlé quand j’ai vu le montant, j’avais l’impression qu’on était en train de se faire avoir. Mais bon, on était pris là-dedans »
, se justifie François. Avant que Nicole ajoute : « En plus, c’était un type très grand et assez costaud. »
Le faux technicien, lui, s’est empressé d’encaisser l’argent, puis il a disparu en prenant soin d’effacer ses traces sur Internet. Le couple a déposé plainte.
Une goutte d’eau, à l’échelle de la recrudescence de ces arnaques, qui pousse les gendarmes à multiplier les patrouilles dans les zones inondées. La vidéo en tête d’article nous montre l’une d’elles, dans les rues submergées de Langon (Gironde). « Il y a un phénomène qu’on a remarqué. Des traces sont laissées sur les vitres pour voir s’il y a quelqu’un à l’intérieur. Et le soir ou la nuit, c’est cambriolé. On l’a déjà vu sur deux ou trois faits. C’est pour ça qu’on est extrêmement vigilants sur le secteur »,
explique l’adjudant Benjamin, membre de la brigade de Langon-Toulenne de la gendarmerie nationale. Laquelle conseille aux sinistrés de sécuriser leur logement avant leur départ. Et de signaler aux autorités leur absence ou toute suspicion d’intrusion.

