• Faute de repreneur, la Fonderie de Bretagne doit être placée en liquidation judiciaire ce jeudi par le tribunal de commerce de Lorient.
  • L’usine historique de Caudan (Morbihan) va donc fermer ses portes.
  • Un désastre pour la commune et pour les 244 salariés, qui ont confié leur détresse à une équipe de TF1.

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C’est la dernière fois que Sébastien utilise son badge pour pénétrer dans l’usine de Caudan (Morbihan). Il vient vider son bureau et récupérer ses dernières affaires. La Fonderie de Bretagne va fermer ses portes, la fin d’une carrière de 26 ans pour ce salarié. « Là, c’est le dégoût complet. On a travaillé jusqu’au dernier jour pour honorer les dernières commandes. Tout ça pour en arriver là, c’est la fin », dit-il, encore sonné, dans le reportage du JT de TF1 ci-dessus. 

En tout, 244 salariés sont au chômage. Ces derniers jours, ils s’étaient mobilisés sur un rond-point, avaient bloqué la circulation des trains dans une gare du Morbihan pour faire entendre leur colère. « Ce qu’on voulait, c’est garder notre emploi, garder l’outil industriel sur le bassin lorientais, et ça ne se fait pas parce qu’il n’y a pas d’engagement réel de la part des politiques sur le sujet », regrette Maël Le Goff, délégué syndical CGT. L’Etat a prêté 7 millions d’euros l’an dernier pour aider à redresser la Fonderie, mais cela n’a pas suffi à éponger les dettes : 35,6 millions d’euros en 2025. 

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Caudan, avec ses 7.200 habitants, perd sa plus importante entreprise. « C’est triste quand même. C’est triste parce que les gens qui sont dedans, ça dépend de l’âge qu’ils ont, ils vont trouver du boulot où ? », s’interroge une retraitée. « On a tout promis. De l’investissement dans des machines qui ont coûté des millions, et il n’y a aucun résultat », déplore de son côté un riverain. La Fonderie de Bretagne, héritière des Forges d’Hennebont, a longtemps été prestataire de Renault, qui avait créé l’usine en 1966. 

Mais la hausse des prix de l’énergie et Renault qui délocalise la production de pièces automobiles ont précipité la chute de la Fonderie, selon les syndicats. « L’Etat est actionnaire de Renault, il pourrait mettre une clé de bras et leur dire, viens fabriquer en France. On a un outil de travail qui est quasi neuf, il y a toujours eu des investissements depuis 10 ans, c’est une boîte qui ne devait pas fermer », martèle Eric Blanchier, délégué syndical CGT. 

Depuis 2021, quatre entreprises se sont succédé à la tête de la Fonderie de Bretagne. Ce jeudi 15 octobre, le tribunal de commerce de Lorient devrait, sauf surprise, annoncer sa disparition.

La rédaction de TF1info | Reportage : Irvin BLONZ et Aurélie JANSSENS

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