- Invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce jeudi, le candidat Horizons est revenu sur sa proposition de porter l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.
- « Il faut travailler un petit peu plus longtemps » pour « préserver le pouvoir d’achat des retraités d’aujourd’hui et de demain », a affirmé l’ancien Premier ministre.
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Édouard Philippe a tranché. À l’occasion de l’élection présidentielle 2027, le candidat Horizons propose une réforme des retraites augmentant le temps de travail de tous les actifs. L’ancien Premier ministre entend porter l’âge légal de départ à 65 ans, tout en allongeant la durée de cotisation à 45 ans. Un projet qui s’annonce périlleux : la précédente réforme des retraites, qui n’allait pas aussi loin dans l’augmentation des paramètres, a suscité une vive contestation en 2023 avant d’être suspendue l’an dernier.
« Un Français sur trois » partira avant l’âge légal
Pas de quoi faire reculer le maire du Havre. « Il faut sauver notre système »
, martèle-t-il ce jeudi 1ᵉʳ octobre, invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » (voir la vidéo en tête de cet article). « Il faut travailler un petit peu plus longtemps et compléter le système par un peu de capitalisation »
, ajoute-t-il. « Cela préserve le pouvoir d’achat des retraités d’aujourd’hui et de demain. Les Français se rendent bien compte que le choc démographique est là. »
Son projet de réforme lui a déjà valu des critiques, y compris celles de son concurrent de Renaissance, Gabriel Attal, qui veut mettre fin à un âge légal de départ à la retraite. « Il n’y a aucun système de retraite par répartition qui fait disparaître l’âge légal »
, lui répond Édouard Philippe, ajoutant qu’il « ne touchera pas »
à l’âge d’annulation de la décote, toujours fixé à 67 ans. « Un Français sur trois »
partira d’ailleurs avant 65 ans, souligne-t-il, laissant aux partenaires sociaux la charge de « définir les carrières »
concernées par un départ anticipé.
Pour Édouard Philippe, une telle réforme permettrait d’éviter les arbitrages en cours sur le projet de loi de finances, comme une désindexation partielle des pensions de retraite. « La situation financière est tellement mauvaise que le gouvernement essaie de rogner un peu par tous les bouts »
, commente-t-il. « Tant que nous ne réglons pas les problèmes de fond, ces choses pénibles vont continuer. Travaillons tous un petit peu plus, en fonction de ce que chacun peut faire. »

