- Emmanuel Macron a redit lundi que la France était prête « à venir en aide » à l’Algérie face aux feux de forêt.
- Des incendies dans le nord-est du pays ont causé la mort d’au moins 12 personnes et fait des dizaines de blessés.
- Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a décrété un deuil national de trois jours.
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Malgré des relations diplomatiques tendues, Emmanuel Macron a proposé l’aide de Paris à Alger. « Le président de la République a tenu, lors de ce Conseil des ministres, à rappeler que la France apportait son soutien à l’Algérie face aux feux et que donc nous réitérons notre disponibilité à leur venir en aide »
, a rapporté lundi 31 août la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon devant la presse.
Selon les chiffres officiels communiqués jusqu’ici, au moins 12 personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées en lien avec de violents feux de forêt dans le nord du pays près de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou. Le ministre de la Santé a indiqué vendredi que le bilan était « très lourd »
, sans pour autant donner un chiffre. Des sources locales craignent toutefois que le nombre de victimes ne soit beaucoup plus élevé dans cette région à la fois côtière et montagneuse connue pour ses paysages paradisiaques.
Un deuil national de trois jours
« Le cœur meurtri et l’âme en deuil devant la tragédie de la perte de nos concitoyens »
, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé jeudi 27 août trois journées de deuil et l’annulation de toutes les festivités culturelles et compétitions sportives, déplorant dans un communiqué un « grand malheur »
pour le pays. À cette date, 46 incendies étaient encore en cours sur 193 foyers recensés en 24 heures, selon la Protection civile.
La Protection civile a également assuré avoir déployé d’importants moyens, dont des avions bombardiers d’eau, pour lutter contre ces feux de forêt alimentés par des vents violents et une intense canicule, des phénomènes aggravés par des épisodes de plus en plus fréquents de sécheresse favorisés par le changement climatique. En juillet, les autorités ont dénombré près de 2.000 incendies, ayant fait au moins onze morts dans un orphelinat, et près de 2.000 autres entre mai et juin.
Les autorités ont enfin indiqué que plusieurs personnes soupçonnées d’avoir allumé des feux, qui ont provoqué une vive émotion dans le pays, avaient été arrêtées. Bien que le pays observe un moratoire sur la peine de mort depuis 1993, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé dimanche vouloir rétablir son application « pour les pyromanes »
, ordonnant « une modification du Code pénal »
avant le 15 septembre.
« Il y aura exécution »
une fois les voies de recours épuisées pour les condamnés, a-t-il insisté dans des images retransmises à la télévision.

