- Le litre de diesel a perdu 1,5 centime cette semaine pour s’afficher en moyenne en France à 2,35 euros le litre.
- Plusieurs pays ont annoncé libérer 100 millions de barils de gazole et de pétrole de leurs réserves stratégiques et les exportations des principaux pays producteurs sont revenues à leur niveau d’avant la guerre en Iran.
- Cela devrait bientôt permettre une baisse des prix à la pompe plus visible.
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Moyen-Orient : avec la guerre, les prix des carburants et du gaz s’envolent
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Les prix à la pompe sont en très légère baisse cette semaine. La bonne nouvelle nous vient du Golfe Persique. Pour la première fois, les exportations de brut ont dépassé leur niveau d’avant la guerre en Iran. Le litre de diesel s’affiche en moyenne en France à 1,5 centime de moins (2,35 euros), le sans-plomb 95 stagne (2,14 euros). Tous les automobilistes croisés dans les stations-essence par les équipes du 20H de TF1, lundi 5 octobre après-midi, espéraient une bonne surprise. C’est raté pour André, quelque peu déçu : « Là, il est à 2,30 euros, donc il n’a pas baissé le prix. Je ne suis pas sûr qu’on arrive un jour où il sera encore plus bas »
, estime ce conducteur dans le reportage visible ci-dessus.
Sur le papier, tout semble réuni pour que les prix baissent enfin. En l’espace de quelques jours, plusieurs pays ont annoncé libérer 100 millions de barils de diesel et de pétrole de leurs réserves stratégiques. Dans le même temps, les exportations des principaux pays producteurs sont revenues à leur niveau d’avant-guerre de 18 millions de barils par jour. Et pourtant, dans trois stations-service où nous nous sommes rendus ce lundi après-midi, les prix n’évoluent pas de la même manière. Dans l’une, le diesel a bien baissé de 2 centimes en une semaine. Dans les deux autres, l’essence a augmenté de 6 centimes. « Moi, j’attendais une baisse des prix, mais comme d’habitude, pas de baisse, rien »
, confie un automobiliste.
Au niveau mondial, le cours du diesel ne se détend pas
Au niveau mondial, le cours du diesel ne se détend pas
Salomé Ruel, professeure de management logistique à l’EMLV Business School
Si les prix mettent un petit peu plus de temps que prévu à baisser, ce n’est pas sans raison. Aujourd’hui, une grande partie des cargaisons évitent toujours le détroit d’Ormuz. Les assurances sont plus chères, les coûts de transport restent élevés. Autre raison, la France, dont les capacités de raffinage sont limitées, importe son diesel en partie de Chine ou des États-Unis, des pays qui préfèrent garder les barils pour eux. « Ça fait qu’au niveau mondial, on a un cours du diesel – c’est ce qu’on appelle le prix du gros – qui, lui, ne se détend pas »
, explique Salomé Ruel, professeure de management logistique à l’EMLV Business School.
Rassurez-vous, une baisse des prix devrait avoir lieu à la pompe dans les prochains jours, à condition qu’aucun événement majeur ne vienne de nouveau bouleverser les marchés pétroliers.

