• La sécheresse extrême de cet été, et localement les incendies, ont fragilisé les animaux sauvages.
  • Plusieurs associations plaident pour reporter l’ouverture de la chasse.
  • Certains chasseurs préfèrent d’eux-mêmes attendre que les écosystèmes se reconstituent, constate ce reportage de TF1.

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À cette date, en cette fin de mois d’août, Sébastien devrait déjà être à l’affût de canards et autres gibiers d’eau. « Là on est à peine à 1,25 m, alors qu’on devrait être au moins à 1,50 m », montre-t-il dans le reportage du 13H ci-dessus. Cette année, près du marais de Brière dont le niveau le désespère, ce chasseur a décidé de renoncer complètement à sa passion. « J’ai pas le goût d’aller chasser en voyant ce qu’il se passe et puis tuer des canards qui ne méritent pas d’être tués, en fait. On veut garder notre marais, il se perd d’année en année à cause des niveaux d’eau », explique-t-il au micro de TF1. 

« J’attends que l’eau monte »

Pourtant ici, la chasse est rouverte, mais il est bien décidé, après l’épisode de sécheresse historique, et devant l’état de la biodiversité. « J’attends que l’eau monte. Quand il y aura un bon niveau, correct, j’irai à la chasse », affirme-t-il. Alors que la saison commence à reprendre, des associations de défense de l’environnement demandent son report dans les zones touchées par la sécheresse ou par les incendies de l’été. 

L’une d’elles souhaite la mise en place de périmètres précis, notamment là où l’eau manque. « On veut des zonages envisagés avec chaque préfecture pour évaluer les zones de protection et les zones de possibilité de tir s’il en reste », plaide Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). 

Par ailleurs, une pétition citoyenne, qui compte déjà 455.000 signatures, demande l’interdiction de la chasse précisément dans les massifs incendiés, où le feu a fortement perturbé la faune sauvage. Demande entendue, puisqu’en Gironde, dans les Landes et dans le Var, les massifs touchés par le feu sont interdits d’accès, y compris aux chasseurs. Le ministère de la Transition écologique ne prévoit pas d’interdiction nationale, et renvoie la responsabilité du calendrier de chasse aux préfectures.

La rédaction de TF1info | Reportage : Eva HUIN, Manon MONNIER et Guillaume COLLEONI

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