- À Aix-en-Provence, une étudiante a été enlevée puis violée par un homme.
- Elle prenait l’air devant sa résidence universitaire lorsque son agresseur l’a menacée d’un couteau.
- Retrouvez ce reportage de TF1 sur place en tête de cet article.
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Le 20H
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Dans la nuit du 10 au 11 juillet, une étudiante de la résidence universitaire Les Gazelles, à Aix-en-Provence, sort prendre l’air. Il est 1h du matin lorsqu’une voiture s’arrête à sa hauteur. Sous la menace d’un couteau, le conducteur l’oblige à monter à bord. Terrifiée mais pleine de sang-froid, la jeune femme appelle discrètement la police. L’opérateur va alors tout entendre de la conversation. « Elle a le réflexe de nous contacter, sans parler bien sûr par mesure de discrétion, pour qu’on puisse, dans son esprit j’imagine, localiser le plus rapidement possible sa position. Les opérateurs au 17 police-secours ont immédiatement compris qu’il y avait un sujet grave »
, relate Bruno Bartoccetti, secrétaire national du syndicat UN1TE.
L’individu a toutefois le temps de l’emmener dans un endroit isolé loin des habitations et d’abuser d’elle. Contre toute attente, il va ensuite la déposer devant la résidence universitaire. Grâce à sa présence d’esprit, elle parvient à mémoriser la plaque d’immatriculation. Cela permettra aux forces de l’ordre d’interpeller le suspect.
Suivi socio-judiciaire
Cela faisait un peu plus d’un mois que ce récidiviste était sorti de prison, après avoir purgé une peine de quinze ans de détention. Il faisait l’objet d’un suivi socio-judiciaire. « On peut toujours les obliger à avoir un suivi. Maintenant, ce n’est pas dit que ce suivi sera efficace. Et j’ai tendance à croire que le viol est un crime sériel par nature »
, estime Danièle Zucker, docteure en psychologie. En garde à vue, le suspect a reconnu les faits. Il a été déféré devant un juge d’instruction ce dimanche après-midi.
Les étudiants bouleversés
Au lendemain, les étudiantes rencontrées devant la résidence de la victime sont inquiètes. « Je me suis énormément reconnue. Moi aussi je rentre tard le soir. Je rentre seule la plupart du temps parce que je suis la seule de mon groupe d’amis à habiter dans ce coin-là. Donc, on s’identifie beaucoup à la personne et, c’est sûr que ça fait peur »
, admet une jeune femme.
Une autre étudiante nous raconte avoir elle-même échappé à une tentative d’enlèvement. « Une personne est sortie de sa voiture au feu rouge et a voulu m’embarquer. Heureusement qu’il y avait une autre personne à ce moment-là qui l’a fait partir. Mais il a été agressif et j’aurais pu aller dans sa voiture et finir comme la jeune fille d’hier »
, estime-t-elle.

