• Les vacances en groupe peuvent générer des tensions, notamment entre familles aux méthodes éducatives différentes.
  • Les compromis et le lâcher-prise sont essentiels pour préserver l’harmonie.
  • Adapter les règles pendant cette période peut aussi favoriser le bien-être de tous.

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Les vacances ne sont pas toujours synonymes de repos, de farniente, de calme et de sérénité. Encore moins lorsque l’on part en groupe, en famille ou avec des amis. Il arrive même que des parents décident de partir avec leurs enfants, d’autres parents et leurs enfants, et avec les grands-parents. D’après le Clashomètre OnePoll pour l’application de voyage Skyscanner, 53% des Français ont déjà vécu des vacances en groupe incluant des enfants de plusieurs familles.

Le défi des vacances entre familles, c’est de faire cohabiter des tribus très différentes. Dans ce genre de situation, on peut être confronté à un véritable choc des cultures éducationnelles. « On doit supporter sa belle-mère, sa belle-sœur, son beau-frère, les enfants des autres qui ne sont pas éduqués comme les nôtres, les parents qui ne sont pas forcément comme nous. Peut-être qu’avec nos potes, on se ressemble un peu plus, mais dans la famille, on apprend à vivre tous avec nos différences« , indique Marie Faure-Ambroise, experte voyage. Et parmi les sujets qui peuvent tendre les vacanciers, il y a les divergences éducatives, souligne le Clashomètre.

Trouver des compromis et lâcher-prise

Chaque parent a établi des règles bien précises au sein de son foyer. Par exemple : pas ou peu d’écrans. D’autres, au contraire, sont plus permissifs. Lorsque tout le monde est réuni sous un même toit, des tensions peuvent naître entre les parents, et des jalousies entre les enfants. « Il est important d’en parler en amont, parce que ça va permettre de se dire : ok, pendant ces vacances, comment on gère, quel est votre rapport aux écrans, est-ce qu’il faut choisir des activités pour que tous les enfants fassent toujours des choses ensemble« , conseille la psychologue et psychothérapeute Alicia Sandon, interrogée par TF1info. Si jouer à des jeux vidéo ou regarder la tablette est un non-négociable, « il faut trouver des stratégies, parce qu’il ne faut pas priver non plus les autres d’être libres de leur fonctionnement« , ajoute la spécialiste. Et d’ajouter : « Si c’est non négociable, et qu’il faut qu’il y ait des écrans d’un côté et qu’il n’y en ait pas de l’autre, est-ce qu’on ne peut pas prévoir autre chose dans ces moments-là ? » Le tout est de trouver des compromis et de tenter de se rejoindre pour respecter la liberté des uns et des autres.

Les vacances peuvent être également le moment de mettre en place des règles un peu différentes par rapport au quotidien, à la maison. Et ce n’est pas contre-productif : au contraire, « c’est même intéressant de leur montrer qu’il peut y avoir des systèmes où on va agir différemment, et ils le savent très bien, à l’école par exemple« . Ainsi, les parents peuvent assouplir certaines règles, autoriser les enfants à se coucher plus tard, à regarder la télé le matin, et « ça ne veut pas dire que si, là, la console ou l’écran sont autorisés, ou autre chose, ça sera autorisé de la même façon à la maison« . En un mot : on apprend à lâcher prise momentanément. « On détermine un cadre dans le cadre, et tant qu’il ne se passe pas ci, tant qu’il n’y a pas ça, il peut se passer ce qui se passe à l’intérieur, peu importe : je lâche prise, parce que je maîtrise tout le reste« , souligne Alicia Sandon.

Enfin, la psychologue conseille d’apprendre à « concilier suffisamment les choses pour qu’on y trouve tous un bien-être« . En résumé, on essaie de sortir de la notion d’idéal, « parce qu’on n’a pas le système qu’on a habituellement« . Et de conclure : »C’est ça, être en relation. C’est savoir respecter que l’autre puisse avoir des besoins, des envies, des fonctionnements qui sont différents« .

Sabine BOUCHOUL

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