• Le Cacolac résiste en rayons depuis 70 ans avec une constante : ne rien changer.
  • Ce mélange de lait et de chocolat est né à Bordeaux, quand il fallait redonner de l’énergie aux petits Français.
  • La marque tente aujourd’hui de se faire une place dans le cœur de ceux qui n’ont pas connu son âge d’or.

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Cacolac, boisson emblématique des années 80. Après avoir fait le bonheur de plusieurs générations, elle tente aujourd’hui de se refaire une place dans le cœur des Français trop jeunes pour avoir connu son âge d’or. Chaque jour, des camions-citernes apportent 28.000 litres de lait du Lot-et-Garonne à l’usine de Léognan (Gironde), siège de la firme depuis l’an 2000, qu’on découvre dans le reportage du 20H ci-dessus. Aujourd’hui, 50 salariés s’activent pour produire chaque année 25 millions de boissons chocolatées.

Une recette inchangée depuis 1954

La recette est gardée secrète. Karim Assanabdoul, lui, la connaît par cœur depuis son entrée dans l’usine en 1980. « La recette, elle est intacte, elle est inchangée », affirme-t-il au micro de TF1. Inchangée depuis ses débuts en 1954. À l’origine, deux hommes, Charles Lanneluc et Robert Lauseig. C’est ce dernier qui découvre le lait chocolaté lors d’un voyage aux Pays-Bas, et décide de s’en inspirer. 

Depuis, l’entreprise a connu des hauts et quelques bas. Elle a même frôlé le rachat par un fonds d’investissement dans les années 2010 mais est restée in extremis dans le giron familial. « J’accompagnais mon père qui allait livrer tous les entrepôts avec les camions Cacolac. Donc imaginez un petit bonhomme de 10 ans partir sur un gros camion comme ça. Et moi, j’étais dans la cabine, fier », raconte Christian Maviel, PDG de la firme, et descendant de son fondateur. 

Depuis sa naissance, l’emballage a gardé sa couleur reconnaissable entre toutes, qui le rend si facilement repérable en rayon. La marque joue d’ailleurs à fond la carte de la nostalgie. « Dans un magasin, un consommateur a 2-3 secondes dans un rayon pour retrouver son produit. Donc la couleur, c’est la première chose qui parle aux yeux », insiste Christian Maviel. 

Si l’apparence n’a pas beaucoup changé, la marque tente d’innover pour séduire un public plus jeune. « La nouveauté de l’année dernière, on s’est amusé. Donc on a fait une recette de Calcolac parfumée à la pistache », explique le patron de l’entreprise. Aujourd’hui en bien meilleure santé qu’il y a encore quelques années, la PME reprend des couleurs et affiche des ventes en hausse de 7% sur les trois dernières années.

La rédaction de TF1info | Reportage : Matthieu HAUT et Marine DULUARD

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