• Mette Frederiksen répondait au président américain qui a de nouveau estimé, mardi, que le territoire devrait être « contrôlé par les États-Unis ».
  • « Notre position est très claire depuis le début », a affirmé la cheffe du gouvernement danois.

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C’est toujours non. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a réaffirmé, mercredi 8 juillet au sommet de l’Otan à Ankara, en Turquie, que le Groenland n’était « bien évidemment pas à vendre ». Elle répondait ainsi à de nouvelles déclarations du président américain, Donald Trump, qui avait de nouveau estimé, la veille, que le territoire autonome danois devrait être « contrôlé par les États-Unis » sans toutefois proférer de menaces.

« J’ai entendu le président américain hier, et je pense que la position des États-Unis est malheureusement très claire sur ce sujet, et notre position est tout aussi claire depuis le début : le Groenland n’est bien évidemment pas à vendre », a assuré la cheffe du gouvernement danois devant la presse à son arrivée au sommet de l’Otan. 

Respecter le droit à l’autodétermination

L’Alliance atlantique a traversé de graves turbulences en début d’année, quand Donald Trump menaçait de s’emparer, potentiellement par la force, du Groenland, qu’il juge indispensable à la sécurité des États-Unis. Il avait fait marche arrière après plusieurs semaines de rhétorique agressive, et annoncé en janvier un accord-cadre sur le Groenland avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, dont les contours sont toutefois restés flous.

« Nous espérons que tout le monde, y compris tous les alliés, respectera le droit des Groenlandais à l’autodétermination. Nous sommes un État souverain et nous avons besoin du respect de tous pour notre intégrité territoriale et notre souveraineté », a insisté Mette Frederiksen.

Elle a estimé que l’article 5 du traité de l’Otan, qui prévoit la défense mutuelle entre alliés en cas d’attaque, était « l’assurance » de ses membres. Interrogée sur la fréquente mise en doute de la portée de cet article par les États-Unis de Donald Trump, elle a éludé : « Je n’ai pas entendu qu’ils n’étaient pas attachés au respect de l’article 5 ».

A.B. avec AFP

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