- Donald Trump a annoncé la signature d’un important accord pétrolier avec le Venezuela, vendredi 28 août.
- En échange d’un investissement massif, estimé à près de 100 milliards de dollars, les États-Unis vont prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du pays (qui possède des ressources dépassant les 303 milliards de barils).
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Venezuela : Nicolas Maduro capturé par les États-Unis
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Washington et Caracas entérinent un nouveau partenariat commercial. Les États-Unis ont annoncé vendredi 28 août un plan d’investissement massif au Venezuela – près de 100 milliards de dollars – en échange de la prise de contrôle d’une part importante des réserves pétrolières du pays d’Amérique du Sud. Selon Donald Trump, il s’agit du « plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale »
. Ce dernier doit permettre de doubler les réserves américaines d’or noir.
Le contrat a été signé « en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez » et « au travers d’un partenariat avec des entreprises privées »
, précise le président américain. Par ailleurs, « il ne coûtera rien aux contribuables américains »
et permettra « de réduire considérablement le prix de l’essence, et ce pendant de nombreuses années »
, soutient-il.
« Plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales » pour Caracas
De son côté, Delcy Rodriguez salue un accord pétrolier « historique »
et remercie « chaleureusement »
son homologue américain. Ce partenariat va permettre « de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l’État »
vénézuélien, assure-t-elle. Cette manne financière permettra de financer « la remise en état et reconstruction des infrastructures stratégiques nécessaires au développement de notre industrie des hydrocarbures »
, souligne-t-elle. « Pour le peuple vénézuélien, cet accord (…) soutiendra des milliers d’emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l’économie vénézuélienne »
, confirme le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
Pour rappel, le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste, jusqu’ici, limitée. Les stocks stratégiques américains (« strategic petroleum reserve », ou SPR) ont, eux, atteint leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Une proportion importante de ce stock a notamment été mobilisée pour pallier les perturbations d’approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

