- À l’image de l’Assemblée générale de l’ONU, la France va modifier sa carte du monde.
- Une mesure pour que la cartographie soit « plus fidèle aux superficies réelles » des pays, a justifié le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
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Le monde change… et la carte aussi. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé ce vendredi 4 septembre que la France allait modifier sa carte du monde pour qu’elle soit plus représentative de la réelle taille des pays et continents. « Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères abandonnera la projection de Mercator au profit des représentations cartographiques adaptées aux usages, plus fidèles aux superficies réelles et conformes aux prescriptions des cartographes et des scientifiques »
, a-t-il déclaré.
La projection de Mercator, « utilisée depuis des siècles »
, décrit les États-Unis, la Russie ou encore la Chine dans des proportions trop importantes. « Les États-Unis, la Russie, la Chine prennent une importance visuelle démesurée par rapport à l’Asie du Sud-Est, à l’Afrique ou à l’Amérique du Sud »
, a fait valoir Jean-Noël Barrot. « Par ailleurs, le Groenland que vous apercevez tout en haut semble presque aussi vaste que l’Afrique, alors que l’Afrique est en réalité 14 fois plus grande que le Groenland. »
« Faire œuvre de vérité »
Dès lors, une nouvelle carte va être utilisée. Celle-ci réduit considérablement la taille des États-Unis, de la Russie ou encore de la Chine, et ajuste celle du continent sud-américain ou de pays situés en Asie du Sud-Est. « Changer de carte, ça ne change pas le monde, mais corriger une représentation qui le déforme, c’est déjà faire œuvre de vérité »
, a poursuivi le ministre.
La France n’est pas la seule à modifier sa carte du monde. L’Assemblée générale de l’ONU a adopté ce vendredi une résolution pour promouvoir une représentation cartographique mondiale plus fidèle à la taille réelle des continents, portée par le Togo et plusieurs pays africains. Ce texte, soutenu notamment par les pays de l’Union européenne, dont la France, a été adopté par 164 voix contre une, celle des États-Unis, et six abstentions.

