• L’annonce a été faite, lundi soir, par les autorités libanaises.
  • Selon elles, le mouvement chiite a accepté la proposition américaine de « cessation mutuelle des attaques » avec Israël.
  • Un peu plus tôt, le président américain Donald Trump avait affirmé que les deux camps lui avaient promis l’apaisement.

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Moyen-Orient : un cessez-le-feu et des négociations mis à rude épreuve

Vers un accord au Liban ? Les autorités du pays du Cèdre ont indiqué, lundi 1ᵉʳ juin, que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de « cessation mutuelle des attaques » avec Israël. Une annonce qui intervient après que Donald Trump a affirmé que les deux camps lui avaient promis l’apaisement au Liban, à la veille de négociations israélo-libanaises à Washington. 

« Dans le cadre de l’arrangement proposé, les frappes israéliennes sur Dahiyeh (la banlieue sud de Beyrouth) cesseraient en échange de l’engagement du Hezbollah à s’abstenir de lancer des attaques contre Israël, le cadre du cessez-le-feu devant être élargi pour couvrir l’ensemble du territoire libanais », indique un communiqué de l’ambassade du Liban aux États-Unis, diffusé par le bureau de la présidence libanaise peu avant une réunion en urgence du Conseil de sécurité sur le Liban à la demande de Paris. 

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui affirmé avoir dit au président américain que l’armée frapperait Beyrouth en cas de tirs du Hezbollah contre des cibles israéliennes. « Dans le même temps, l’armée continuera à opérer comme prévu dans le sud du Liban », a-t-il affirmé. 

Condition de l’Iran

Alors que la diplomatie américaine s’activait, Benyamin Nétanyahou avait demandé dans la matinée à l’armée de frapper « des cibles terroristes » dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite, arguant des « violations répétées du cessez-le-feu » par le Hezbollah et d’attaques contre les « villes et citoyens » de son pays. 

L’armée israélienne a ensuite appelé à l’évacuation de cette zone densément peuplée, tout en intensifiant son offensive terrestre au Liban où elle mène son incursion militaire la plus profonde depuis 26 ans.

Accusant Israël de franchir ainsi des « lignes rouges », alors que les négociations patinent pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, l’Iran a de son côté menacé d’ouvrir de « nouveaux fronts », malgré la trêve en vigueur depuis le 8 avril. 

Téhéran avait plus tôt réaffirmé conditionner tout accord pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient à un cessez-le-feu au Liban, entraîné dans le conflit régional le 2 mars, et où une trêve est censée être en vigueur depuis le 17 avril.

La rédaction de TF1info avec AFP

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